Le blog de la mode éthique

February 19, 2010

Le coton issu de l’agriculture biologique

Dans les catégories : coton bio, environnement — Tags: , , — admin @ 12:40 pm

Les consommateurs ignorent souvent que la culture conventionnelle du coton est l’une des plus polluantes du monde : 40 millions de tonnes de coton sont produites chaque année et représentent environ 3% des surfaces mondiales cultivées. Cette culture à elle seule utilise 18 à 25 % des pesticides agricoles utilisés dans le monde. Les méthodes intensives peuvent provoquer des catastrophes écologiques comme par exemple l’assèchement de la mer d’Aral. Les populations travaillant ou vivant autour de ces exploitations hyper traitées sont victimes de nombreuses maladies régulièrement mortelles, ainsi que de nombreuses malformations…

Le coton OGM (organisme génétiquement modifié) se répand à tout va depuis quelques années : 3e culture OGM après le soja et le maïs, plus de 20% du coton cultivé dans le monde est déjà issu de semences transgéniques. Actuellement, 8 pays en autorisent la culture : Les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, le Mexique, l’Argentine, l’Afrique du Sud, l’Indonésie, l’Australie, et peut-être bientôt le Burkina Faso ou dautres pays d’Afrique très convoités par les Américains.

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January 26, 2010

L’industrie textile intègre des principes durables

coton bio sur nusdansleschanvres

Cherchant à contrer la morosité ambiante dans l’industrie textile, de plus en plus d’acteurs du secteur intègrent les concepts durables dans leurs stratégies commerciales. Mais si une place de choix est faite à l’environnement, le social demeure encore le grand absent.

« Les secteurs économiques durables deviennent l’un des principaux moteurs de la croissance. Voilà déjà longtemps que durabilité et rentabilité ne s’opposent plus ». La brochure distribuée aux visiteurs lors de la dernière édition du salon Heimtextil à Francfort, le salon international du textile d’ameublement et des espaces tertiaires, donne le ton. Tapis, matelas, oreillers, rideaux…A voir les différents exposants, les concepts de durabilité et d’efficacité énergétique semblent effectivement figurer parmi les mots d’ordre du salon. Olaf Schmidt, directeur des salons textiles à Messe Frankfurt Exhibition, dans un discours tenu à l’ouverture du salon, parle même de « cibler les thèmes verts » pour sortir de la crise actuelle. En Allemagne, le secteur a vu depuis quatre ans le nombre d’entreprises baisser de 15% et celui des salariés de 17%, selon les chiffres publiés par les responsables de Heimtextil.

“Öko-Luxus”

L’agence parisienne Carlin international, qui entend anticiper les nouveaux comportements des consommateurs dans la mode, était invitée cette année pour définir les tendances à venir. Sont ainsi apparus des concepts tels que « Futuristic », « Lesstravagance, ou encore « Hypernature », où l’accent est mis sur les fibres naturelles, parfois innovantes comme le soja ou le bambou, le traitement « simple » de matériaux de qualité tout en respectant authenticité, raffinement et écologie – ce qu’outre-Rhin on dénomme l’« Öko-Luxus ». Or, ce focus sur la thématique durable dans un salon aussi conventionnel que celui-ci montre une généralisation, un « mainstreaming » de concepts jusque-là réservés au secteur textile écologique et équitable – en l’occurrence Innatex et Biofach. Les responsables de Heimtextil expliquent que ces thèmes sont nés dans la foulée du rapport du World Wide Fund en 2005 et de l’Ethical Fashionweek à Paris.
La hausse des ventes de coton biologique témoigne de cette percée. La prise de conscience éthique de plus en plus prononcée chez les consommateurs occidentaux provoque une demande croissante pour des fibres naturelles, et en tout premier lieu pour le coton biologique. « La crise économique et financière a considérablement poussé la demande des consommateurs vers plus de fair play », relève l’universitaire allemand Peter Wippermann, auteur d’une étude pour le compte du groupe textile Otto sur les nouveaux comportements des consommateurs.
De fait, selon le rapport « Organic Cotton Market Report » publié par l’organisation américaine Organic Exchange, une organisation qui promeut l’utilisation du coton biologique, le chiffre d’affaires global des vêtements et linge de maison en coton bio  augmenté de 63% en un an pour atteindre 3,2 milliards de dollars en 2008. Faisant fi de prévisions moroses, les acteurs du coton biologique entendent développer leur éventail de produits de 33 % en 2010, soit un chiffre d’affaires qui devrait atteindre 5,3 milliards de dollars cette année.

Quand durabilité rime avec qualité

Si les principes durables se retrouvent déclinés dans les nouvelles tendances, ils cimentent encore et toujours des préoccupations de qualité. A fortiori dans un secteur régulièrement critiqué pour les fortes concentrations de produits chimiques nocifs pour la santé. Le label Öko Tex Standard 100 développé conjointement en 1992 par l’institut autrichien pour l’écologie, la technique et l’innovation (ÖTI) et l’institut de recherche allemand de Hohenstein est le plus connu mondialement. Le bureau de certification situé à Francfort compte 10 000 entreprises dans 88 pays ayant passé le processus de certification. Ce sont en tout plus de 90 000 certificats qui sont apposés sur des millions d’articles vestimentaires, mais aussi sur des textiles d’ameublement.

La liste des produits chimiques analysés et leurs potentiels nocifs se lit comme un catalogue des horreurs. Allergènes, cancérigènes, perturbateurs endocriniens…Il ne faut guère plus pour se convaincre de la nécessité d’un tel label. Toute la chaîne de production passe sous le contrôle des experts du label Öko Tex, qui délivre, une fois les analyses terminées, le label pour un an seulement. Les produits labellisés doivent faire l’objet de nouveaux examens si l’entreprise intéressée veut continuer à apposer la précieuse étiquette. Selon Helene Melnitzky, une des responsables du label, l’intérêt pour le standard Öko Tex ne cesse de grandir dans le monde, notamment chez les grandes chaînes de distribution, pour atteindre un marché estimé à 300 millions de consommateurs.  L’institut propose également un label qui allie critères environnementaux et sociaux, le standard Öko Tex 1000. Mais celui-ci n’est pas encore très répandu.

Article sur Novethic

Claire Stam à Francfort (Allemagne)
Mis en ligne le : 26/01/2010
© 2009 Novethic - Tous droits réservés

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October 23, 2009

Nus dans les vignes

Comme quoi Nus dans les chanvres est bien dans l’air du temps !!!!

7 octobre 2009 par Sophie Surrullo
nus dans les vignes

Nus dans les vignes

Samedi, 700 personnes ont posé nu, à Fuissé, au Château des Rontets, dans les vignes de Bourgogne, au coeur d’un prestigieux vignoble du Mâconnais, devant l’objectif du célèbre photographe américain Spencer Tunick. Une manière originale et percutante, pour Greenpeace, de sensibiliser l’opinion aux dangers du changement climatique, deux mois avant la conférence internationale de l’ONU à Copenhague sur le changement climatique.

“Les impacts des changements climatiques se font déjà sentir partout dans le monde notamment en France, sur les terroirs et les vignes, avec la précocité des vendanges, les grêles et la chaleur à répétition. L’augmentation de la teneur en alcool et en sucre due au réchauffement climatique perturbe déjà la complexité aromatique des vins. Et si rien n’est fait aujourd’hui, les vignes se déplaceront de 1 000 kilomètres d’ici la fin du siècle”, explique Greenpeace dans un communiqué.

Photo : Spencer Tunick

Article lu sur mesvignes.com

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October 20, 2009

Mode éthique : les consommateurs encore méfiants

femme nue dans les chanvres

L’actu : moins d’un Français sur trois (28%) déclare avoir déjà acheté un vêtement fabriqué avec des matières biologiques ou issues du commerce équitable, selon une étude réalisée par l’Institut français de la mode (IFM).

Le contexte

L’étude “Mode et consommation responsable” a été réalisée fin 2008 par l’Institut français de la mode (IFM), auprès d’un échantillon de 1000 personnes et sur la base de 6 tables rondes de consommateurs. Ses résultats ont été présentés à l’occasion de la sixième édition du “Ethical fashion show” (Salon de la mode éthique), qui s’est déroulée à Paris du 1er au 4 octobre.

La mode éthique, c’est quoi ?

Une marque ou une enseigne est engagée dans une démarche de mode “éthique” ou “responsable” si :
- elle utilise des produits et matériaux biologiques et/ou issus du commerce équitable
- elle collabore avec des ateliers ou des coopératives d’autres pays, contribuant à l’amélioration des conditions de vie sur place
- elle reverse une partie de son chiffre d’affaires à des œuvres caritatives ou des ONG
- elle garantit le respect des conditions de travail
- elle a une démarche respectueuse de l’environnement (production de matières premières sans intrants chimiques, respect de la directive REACH, protection du bien-être animal…).

Qui achète des vêtements éthiques ?

28% des Français déclarent avoir déjà acheté un vêtement bio ou équitable, soit 7% de plus qu’en 2007. Parmi les consommateurs qui connaissent la mode éthique mais n’en sont pas clients (37% des sondés), l’étude distingue les “tentés”, prêts à “passer prochainement à l’acte d’achat”, et les “sceptiques” (20%), des consommateurs assez jeunes, qui “voient surtout dans la mode éthique du greenwashing et du marketing”. Enfin, encore 35% des consommateurs déclarent “ne pas connaître l’existence d’une offre d’habillement bio et/ou équitable”.

L’étude de l’IFM a identifié 5 catégories distinctes de consommateurs de mode éthique :

- Les sensibilisés : une clientèle assez jeune, qui connaît bien la mode éthique et est souvent prête à payer plus cher pour ce type de produits.

- Les baby-boomeuses : passionnées de mode, “elles aiment changer souvent de vêtements, mais ne sont pas prêtes à modifier en profondeur leur comportement d’acheteuses”, explique Evelyne Chaballier, directrice des études de l’IFM.

- Les mères de famille, qui achètent peu de vêtements éthiques à cause de prix souvent élevés, mais sont soucieuses de consommer de façon durable pour montrer l’exemple à leurs enfants.

- Les “trendsetters” parisiens : une clientèle jeune et urbaine, “très informée sur la mode éthique parce que c’est tendance, mais qui ne creuse pas plus loin”, selon Evelyne Chaballier.

- Les trentenaires : “très ouverts sur le monde extérieur, ils sont assez désabusés, aiment la mode mais sont tiraillés entre leur porte-monnaie et leurs convictions”, explique la directrice des études de l’IFM.

Sportswear éthique et grandes surfaces

Les vêtements “sportswear” (T-shirts, sweatshirts…) sont ceux qui ont le plus de succès auprès des clients de la mode éthique (68%), devant les sous-vêtements bio (45%), les vêtements d’enfants (32%) le textile de maison (24%), les accessoires (23%) et les jeans (15%).

Un succès qui s’explique en partie par le fait que les Français achètent ce type d’articles essentiellement en grande surface (36%) ou dans des chaînes d’habillement (30%).

Autre facteur déterminant : le prix assez élevé des vêtements éthiques. Seulement 21% des consommateurs estiment que les produits de mode responsable justifient “forcément” un surcoût. “L’adhésion des consommateurs reste mitigée”, reconnaît l’IFM qui souligne que ces derniers attendent en retour des produits de “qualité supérieure”.

A signaler cependant : les consommateurs déclarent faire plus confiance pour ce type de produits aux boutiques spécialisées “éthique” (49%) ou aux boutiques indépendantes de mode (29%) qu’aux chaînes (26%) ou aux grandes surfaces (18%).

Une mode éthique mais pas “fashion”

Seulement 16% des consommateurs sont “tout à fait d’accord” pour dire qu’il est possible de trouver aujourd’hui des vêtements éthiques à la mode, contre 33% qui pensent le contraire. Les plus jeunes consommateurs sont les premiers (environ 60%) à “ne pas trouver de vêtements éthiques à la mode”.

Une tendance qui s’explique par la volonté de la plupart des marques et enseignes de mode éthique de privilégier le processus de fabrication en aval « au détriment du produit », selon l’IFM.

Label, marque, traçabilité… Quelles garanties ?

Pour 38% des sondés, la création d’un label éthique universel est la meilleure solution pour garantir le caractère responsable d’un vêtement. 36% des consommateurs font plutôt confiance à la marque ou l’enseigne du magasin, et 23% préfèrent une information détaillée sur le pays de fabrication du vêtement.

Il est intéressant d’observer que la question de la “traçabilité” divise les générations. Peu concernés par l’étiquette des vêtements qu’ils achètent, les jeunes font confiance aux marques. La mention “made in” sur le vêtement est en revanche un critère d’achat pour une clientèle plus âgée.

“Il existe une vraie demande d’information sur la provenance des vêtements” constate Evelyne Chaballier. “Les consommateurs sont, par exemple, très méfiants avec les produits venant de Chine, moins avec ceux en provenance d’autres pays comme l’Inde, perçue comme un pays encore très artisanal”.

Quel avenir pour la mode éthique ?

“L’offre est peu visible et loin de répondre aux attentes” des consommateurs, peut-on lire dans l’étude de l’IFM. Une majorité de sondés est favorable à une meilleure visibilité des vêtements éthiques dans les magasins, 85% d’entre eux souhaitant même trouver plus souvent ce type d’articles dans les chaînes et grandes surfaces qu’ils ont l’habitude de fréquenter.

“Les différentes démarches environnementales des marques éthiques sont très difficiles à identifier pour les consommateurs” confirme Evelyne Chaballier. Leurs principales préoccupations en matière de fabrication des vêtements ne sont d’ailleurs pas écologiques puisqu’il s’agit du “bannissement du travail des enfants” et du “respect des conditions de travail des salariés”.

La mise en place dans les prochaines années d’un “bilan carbone” des vêtements et articles de mode, de leur conception à leur destruction, “contribuera sans nul doute à faire évoluer les critères d’approvisionnement des marques et les critères d’achat des consommateurs” assure l’IFM en conclusion de son étude.

Article lu sur Geo

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October 3, 2009

L’ultimatum climatique

Nus dans les chanvres - ultimatum climatique

C’est le groupe Tryo (qui existe depuis 1995 et qui chantait notamment “Ce que l’on sème”) qui a eu l’idée de lancer ce grand projet, avec l’association Greenpeace et une dizaine d’autres associations (on dit O.N.G.) : Greenpeace, WWF, FNH, Réseau Action Climat, OXFAM, Action contre la faim, Secours Catholique, Médecins du Monde, Amis de la Terre, FIDH et CARE.

Sur la même scène, tu pourras, si tu es à Paris, voir Zazie, Yannick Noah, Tryo, et Bernard Lavilliers. Ce concert a pour but de mobiliser chacun d’entre nous pour obtenir un million de signatures à l’appel « Ultimatum Climatique » lancé par ces organismes.
Tous ces artistes sont déjà engagés depuis longtemps dans des actions d’ordre écologique et de développement durable. C’est la raison pour laquelle Guizmo, de Tryo, est ravi d’avoir des chanteurs aussi différents sur la même scène :
« Pour nous, évoque Guizmo de Tryo, il s’agit d’un prolongement direct de notre action autour du climat. Il y a eu l’édition d’un disque sous label FSC, un bilan carbone de notre tournée et désormais, un rendez-vous que personne ne peut manquer, celui de Copenhague. Et je suis ravi que nous puissions rassembler des gens totalement différents comme Zazie, Yannick, et Bernard Lavilliers pour porter nos voix et celles des ONG à la veille de cette conférence. Il faut que nous fassions du bruit tous ensemble !»
Mais du bruit pourquoi faire ? Pour nous faire entendre, tous, et préparer le sommet de Copenhague qui se déroulera en décembre 2009, et qui fera suite au protocole de Kyoto… Chacun de ces grands rendez-vous mondiaux a pour but de lutter contre les changements climatiques qui mettent notre planète en danger.
Être présents et ensemble, c’est aussi montrer à ceux qui commandent nos pays combien nous trouvons important qu’une solution intelligente soit trouvée, pour que tous les animaux, la végétation, les enfants, les parents du monde aient le droit de vivre sur une belle planète.
Les places de concert sont déjà en vente : FNAC, Carrefour, Géant, magasins U, 0 892 68 36 22 (0,34 €/mn), www.pyrprod.fr

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September 1, 2009

Lin et chanvre, deux ancêtres qui ont de l’avenir…

Dans les catégories : Eco-communication, chanvre, coton bio, environnement, lin, mode bio — Tags: , , , , — admin @ 4:38 pm

Le lin, le chanvre… Des textiles utilisés depuis des millénaires pour les toiles des peintres, les voiles des bateaux, les cordes, les vêtements, les draps… Aujourd’hui, ces textiles se sont améliorés, se réinventent, s’utilisent dans de nouvelles applications. Ils semblent avoir des atouts environnementaux intéressants. Petit tour de présentation… qui n’a pas l’ambition d’être exhaustif, tellement ces fibres sont polyvalentes !

Fibres naturelles, artificielles, synthétiques

fibre de lin sur nus dans les chanvres

Toutes les fibres ne se ressemblent pas. Il faut distinguer :

Les fibres naturelles : elles sont d’origine végétale (coton, lin, chanvre, ortie…) ou animale (laine, soie). Leur transformation est essentiellement mécanique (ce qui n’exclut pas les traitements chimiques par après).

Les fibres artificielles : produites à partir de ressources naturelles (cellulose) mais par des procédés de transformation chimiques. Ainsi par exemple, la viscose, le lyocell, le modal sont produits à base de cellulose de bois. D’autres plantes nous fournissent des fibres de ce type : le bambou, le maïs.

Les fibres synthétiques sont des produits de la pétrochimie : polyester, nylon, acrylique, élasthanne…

L’impact environnemental des fibres synthétiques est considérable : elles sont produites à base de pétrole, ressource non renouvelable et non locale. Leur procédé de production est énergivore et nécessite solvants et autres produits chimiques. Si le recyclage du polyester se développe, les autres textiles synthétiques sont encore condamnés à la poubelle.
Quant aux fibres artificielles, la ressource de base est certes renouvelable, mais pas forcément locale (bambou…) et sa transformation nécessite beaucoup d’eau ainsi que des solvants.
Et les fibres naturelles ? En non bio, elles ne sont pas vraiment impeccables. Nous avons déjà parlé de l’impact environnemental du coton dans le dossier « La mode bio et équitable » Qu’en est-il du lin et du chanvre ?

LE LIN
Un tissu écologique ?

Le lin n’est pas d’office “bio”, mais il pèse nettement moins lourd sur l’environnement que d’autres fibres de culture conventionnelle. Il est encore cultivé et transformé localement : la région des Flandres et d’autres régions européennes restent de grands producteurs de lin, reconnu comme étant de qualité supérieure.
Son atout : il a besoin de 5 fois moins d’engrais et de pesticides que le coton (non bio) et n’a pas besoin d’irrigation. Des filières de lin bio existent déjà, mais sont encore peu développées.

culture du lin sur nus dans les chanvres
Sa transformation en fibres est un procédé mécanique, qui ne demande ni eau ni solvants.
Tous les sous-produits sont utilisés : pulpe (dont on fait du papier : les billets de dollar, par exemple, contiennent des fibres de lin), graines (alimentation), huile (alimentation, cosmétiques, traitement du bois, peintures, encre à imprimer)…
Ceci dit, le lin peut recevoir des traitements de finition, par exemple pour éviter le froissement et pour faciliter le repassage. Ces traitements sont à base de produits chimiques.

Malgré cela, le lin reste un bon choix. Un écobilan réalisé en 2008 a comparé l’impact environnemental de deux chemises, l’une en lin et l’autre en coton. Le lin génère nettement moins de pollution de l’eau et consomme beaucoup moins d’eau à la production. Par contre, son utilisation (lavage, repassage) produit un peu plus d’émissions de CO2. Les chercheurs sont partis du principe « porter la chemise un seul jour ». Porter sa chemise plus longtemps et surtout, peu ou ne pas repasser permet de réduire considérablement
l’impact. Pour lire l’écobilan : http://ecoloinfo.com

A votre santé

Nous connaissons l’effet bénéfique sur notre santé des graines de lin et de l’huile qu’elles fournissent. Mais même les fibres du textile semblent avoir un « effet santé » plutôt surprenant : des études auraient montré que l’on s’endort plus vite et que l’on dort plus profondément dans des draps en lin.

lin bio sur nus dans les chanvres
En tant que vêtement, le lin est un bon régulateur de la température corporelle : en hiver, il vous tiendra plus chaud qu’un vêtement en polyester, en été, il est rafraîchissant et respirant. Il est anti-allergique, anti-bactérien et donc un bon choix pour les peaux sensibles. En plus, il aiderait même notre organisme à se défendre contre le stress oxydant et favoriserait une bonne récupération après l’effort (1).

Au champ, au jardin et dans la maison

Au jardin et dans les champs, le lin peut couvrir le sol, que ce soit comme mulch sous la forme de paillettes ou comme textile technique biodégradable. Il peut donc avantageusement remplacer les bâches en plastique.
Isoler sa maison avec du lin est également possible. Le lin se présente en vrac, sous forme de rouleaux, de plaques semi-rigides renforcées au polyester ou de feutres. Il est agréable à manipuler et il épouse bien les surfaces à isoler. Il a la capacité d’adsorber puis de restituer l’humidité en fonction de l’hygrométrie ambiante (hygroscopique) et est perméable à la vapeur d’eau. Il se classe parmi les meilleures isolants thermiques. Le lin est aussi un bon isolant acoustique.
Les isolants en lin font partie des isolants sains, contrairement aux laines minérales telles que la laine de verre, dont les fibres extrêmement petites pénètrent très loin dans les bronches et peuvent causer le cancer. Les isolants en lin sont recyclables (même s’ils ne sont pas encore recyclés) et compostables, sauf les versions texturées au polyester.
C’est donc un bon compromis technique, économique et écologique même si le coût est encore élevé.
Avec la paillette de lin, les producteurs fabriquent également des pellets qui peuvent chauffer la maison comme les pellets de bois… A suivre !

LE CHANVRE

Nous parlons bien de Cannabis sativa, réputé pour ses propriétés psychotropes. Mais les variétés utilisées pour les applications qui nous intéressent ici sont sélectionnées pour contenir des quantités tout à fait négligeables de substances qui nous feraient décoller…

tige de chanvre avec nus dans les chanvres

Ecologie… et un peu d’histoire

Ce Cannabis sativa donc, que nous appellerons tout simplement chanvre, provient des régions équatoriales. C’est une plante qui pousse très rapidement : en quelques mois, elle peut atteindre jusqu’à 6 mètres de hauteur, couvrir entièrement le champs et étouffer les mauvaises herbes. Elle est robuste, peut se passer de pesticides et se contente de fertilisant.

La culture du chanvre était assez commune en Europe et ailleurs jusqu’au début du 20e siècle. La plante a disparu de nos champs pour plusieurs raisons. Si sa culture est assez facile, sa transformation est plus laborieuse. Le coton, transformé à la machine et meilleur marché, était un fameux concurrent, de même que les fibres synthétiques. Diverses lois contre les drogues ont donné le coup de grâce au chanvre.
Aujourd’hui, en Europe, c’est surtout la France qui s’est relancée avec ferveur dans la culture du chanvre : elle est premier producteur européen et le deuxième producteur mondial. La culture bio est expérimentée en Bretagne.

Vêtements

Le chanvre a la solide réputation d’être… inusable. Les premiers jeans étaient d’ailleurs fabriqués avec du chanvre. Au niveau du confort, il présente les mêmes avantages que le lin : anti-bactérien, isolant en hiver, frais en été. Grâce à son tissé bien serré, il protège efficacement contre le soleil. Le chanvre est également très absorbant et donc un bon choix pour les langes en tissu. Le textile en chanvre reste cependant encore relativement cher : sa transformation est une opération longue et peu rentable.

Construction

Les fibres de chanvre se prêtent à la fabrication de bons isolants phoniques et thermiques. Tout comme les isolants en lin, ils n’agressent pas vos bronches, sont hygroscopiques et perméables à la vapeur d’eau. La maison et ses habitants respirent…
L’isolant en chanvre existe en rouleaux (laine de chanvre) ou en panneaux semi-rigides (renforcés par des fibres de polyester) pour isoler le toit, les murs et les planchers.
En vrac (granulés), il peut être déversé ou soufflé entre chevrons en toiture ou entre solives d’un plancher dans des combles. Les deux options offrent de très bonnes valeurs d’isolation.
A partir de béton de chanvre (mélange de chanvre et de liants naturels) on fabrique dalles, blocs et briques. Ces bétons légers sont isolants, augmentent l’inertie thermique dans les bâtiments et offrent une bonne résistance mécanique.

isolant chanvres sur nus dans les chanvres

En résumé, le lin et le chanvre sont des isolants intéressants : très bonne valeur isolante, perméables à la vapeur d’eau, faible énergie grise, matières premières renouvelables qui sont de bons fixateurs de C02 pendant leur croissance, recyclables en fin de vie et inoffensifs pour la santé.
Utilisés en vrac, leur prix est intéressant. Les panneaux semi-rigides sont par contre encore assez chers à l’achat.

Article rédigé par Els De Geest, dans « L’art d’éco…consommer! » la newsletter du Réseau Eco-consommation (n°50, juillet 2009)

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August 28, 2009

Salon du prêt à porter Paris - Univers So-Ethic

Salon du prêt à porter Paris

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August 25, 2009

La biopiraterie : une nouvelle injustice économique et morale

Experts, personnalités politiques et représentants d’ONG se sont réunis à Paris à l’Assemblée nationale, le 15 juin dernier, pour les “Premières rencontres internationales sur la biopiraterie”, a rapporté un article de l’AFP. En effet, véritable pillage industriel des ressources naturelles et des savoirs des pays du sud, ce nouveau phénomène est une injustice économique et morale et une menace pour la diversité du vivant.

L’équatorienne Patricia Gualinga, membre du peuple kichwa de Sarayaku (Amazonie) et coordinatrice de l’association “Aliaza de los pueblos”, a dénoncé : “c’est une malédiction, un vol collectif. Mon père est chamane, il connait beaucoup de plantes et il a lutté pendant vingt ans contre l’intimidation des industriels. Les peuples indigènes n’ont plus confiance et veulent se défendre car le modèle occidental a prouvé qu’il n’était pas correct.”

Il faut dire que les industries du “naturel” (laboratoires pharmaceutiques, cosmétiques, spécialistes du bio) puisent largement dans la riche biodiversité des pays du sud. Pour trouver l’ingrédient nouveau, les entreprises “pillent sans contrepartie” les connaissances ancestrales des peuples autochtones en brevetant les ressources biologiques ayant une valeur commerciale, souligne le Collectif Biopiraterie, organisateur du colloque.

“Ils disent qu’ils ne font que breveter un processus de laboratoire mais c’est un artifice monstrueux pour mettre la main sur le vivant”, s’est indignée Marie-Christine Blandin, sénatrice verte.

“C’est un droit des peuples de ne pas se laisser piller par des organisations qui ont d’autres intérêts que le bien-être général”, a renchéri Danielle Mitterrand, présidente de la fondation France libertés et épouse de l’ancien président socialiste.


Un arbre de NeemDes victoires peuvent être remportées contre cette “épidémie de brevets”, a rappelé l’altermondialiste indienne Vandana Shiva, évoquant le cas emblématique du Neem ou margousier indien (Azadirachta indica). Au début des années 90, les propriétés de cet arbre, utilisées en Inde depuis plus de 2 000 ans en agriculture, médecine et cosmétique, ont fait l’objet d’une série de brevets déposés notamment par le géant de l’agrochimie W.R. Grace. Le combat a duré dix ans et s’est terminé par une victoire auprès de l’office européen des brevets qui a reconnu l’antériorité des savoirs traditionnels indiens sur le Neem, a rappelé Vandana Shiva.

Autre exemple, celui du Sacha Inchi (Plukenetia volubilis), une liane qui produit des amandes très concentrées en acides gras, cultivée traditionnellement par les peuples d’Amazonie depuis plus de 3 000 ans. Deux entreprises françaises ont déposé des demandes de brevets auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi) afin d’élaborer des crèmes à usage cosmétique avec l’huile de Sacha Inchi mais le Pérou conteste, a indiqué Mathieu Mellul, du collectif Biopiraterie.

La Commission nationale péruvienne de lutte contre la biopiraterie planche actuellement sur dix-huit cas de biopiraterie, a précisé l’ingénieur agronome péruvien Andres Valladolid Cavero.

Cependant, des garde-fous sont cependant à l’étude, selon Cyrille Costes, avocat spécialisé dans la propriété intellectuelle. De fait, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) réfléchissent aux moyens d’accueillir ces savoirs traditionnels dans le droit international et de les intégrer dans la propriété intellectuelle, a-t-il précisé.
Enfin, en France, les Verts vont déposer un projet de loi pour réprimer les agissements de biopiraterie des entreprises, a indiqué le sénateur du Haut-Rhin Jacques Muller. Une affaire à suivre de très près.

(AFP)

Article sur doukyo

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May 6, 2009

Mode éthique: labels et certifications

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Le développement de la  mode éthique s’est accompagné et s’accompagne toujours de celui des labels qui en certifient la qualité. Il en existe de plus en plus certifiant différentes choses, du produit fini à la filière textile en passant par la chaine de production…

Il faut distinguer 3 types de certification.

  • La première s’intéresse uniquement à la qualité écologique du produit, elle visent le plus souvent à le certifier « bio ».
  • La seconde certifie que le produit est issu du Commerce Equitable, elle intègre alors des critères sociaux, économiques et environnementaux, mais ne va pas nécessairement jusqu’à exiger la qualité “biologique” du produit.
  • La dernière est plus rare et certifie que le produit est à la fois Bio et équitable.

1. Les certifications écologiques

GOTS (Global Organic Textile Standard)
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Le Global Organic Textile Standard est un rassemblement de plusieurs organismes internationaux de certification du textile biologique. Il vise à la certification de toute la filière de production des produits et admet les fibres “en conversion” vers l’agriculture biologiques (leur présence doit être mentionnée).

L’affichage du label GOTS sur un produit s’accompagne de la mention « Organic » si le produit contient au minimum 95% de fibres biologiques ou “made with x % organic materials” si le produit contient entre 70% et 95% de fbres certifiées.

EKO
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Le label EKO est certifié par l’organisme néerlandais SKal. Il impose que le produit labelisé contienne plus de 95% de matière issue de l’agriculture biologique. Il ne prend pas en compte les matières issues de cultures en conversion vers l’agriculture biologique.

NaturTextil
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NaturTextil est un label émanant de l’association professionnelle IVN (International Association Natural Textile Industry). Il impose le respect de critères écologiques et sociaux très strictes de la culture à la confection des produits textiles en fibres naturelles.

Il existe 2 niveaux de certification NaturTextil :

  • Le niveau « Best » définit les critères environnementaux les plus stricts et exige que 100% des fibres textiles soient certifiées biologiques.
  • Le second niveau reprend des critères extrêmement exigeant mais prend en compte la présence de matières pour lesquelles la certification bio n’existe pas (la laine, la soie, etc). Comme pour le label GOTS, elle fait une distinction entre les produits “biologiques” composés au minimum à 95% de fibres certifiées et les produits “faits à partir de fibre biologiques” comprenant au minimum 70% de fibres certifiées.

Oeko-Tex
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La certification Oeko-Tex est née de la collaboration entre Instituts Allemand et Autrichien. Elle garantit la qualité humano-écologique des produits textiles (leur non-nocivité pour l’homme et l’environnement).

Il existe 3 certifications Oeko Tex:

  • Oeko-Tex Standard 100 (ou Öko-Tex Standard 100) certifie l’absence de substances toxiques pour l’homme ou l’environnement dans le produit finis.
  • Oeko-Tex Standard 1000 (ou Öko-Tex Standard 1000) garantit le respect de normes humano-écologiques au moment de la fabrication du produit. Pour obtenir cette certification, l’entreprise productrice doit pouvoir prouver que 30% de sa production sont déjà certifiés Oeko-Tex Standard 100 et respecter un certain nombre de critères parmi lesquels :

L’exclusion d’adjuvants et de colorants nuisibles pour l’environnement

Le respect de valeurs standards pour le traitement des eaux usées et de l’air d’évacuation

La maîtrise de la consommation d’énergie

Les mesures pour éviter le bruit et la poussière

Les mesures définies en termes de sécurité sur le lieu de travail
L’interdiction de faire travailler les enfants

  • Oeko-Tex 100plus (ou Öko-Tex Standard 100plus) certifie que le produit bénéficie à la fois du label Oeko-Tex Standard 1000 et Oeko-Tex Standard 100 et qu’il répond donc à des critères de qualité humano-écologiques stricts dan sa fabrication et dans son utilisation.

2. Les certifications équitables

Max Havelaar
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Le label du commerce équitable Max Havelaar a été créé par l’organisme néerlandais FLO (pour Fairtrade Labelling Organisation). C’est l’organisme Flo-cert, créé en 2003 qui en assure la certification.

Les produits labélisés Max Havelaar sont certifiés issu du commerce équitable. Cela implique que les organisations de producteurs ont bénéficié de conditions commerciales leur permettant d’envisager sur le long terme leur développement économique, social et environnemental.

La pratique du commerce équitable permet par exemple aux producteurs de s’organiser en coopératives démocratiques et transparentes pour mieux faire face aux lois du marché.

Elle impose également de pratiquer des prix stables, de manière à créer des conditions favorables à l’investissement des producteurs. En plus de ce prix juste, les organisations de producteurs reçoivent une prime de développement pour des projets sociaux, de l’équipement, de la formation…

Enfin, ils sont progressivement encouragés à réduire tous les intrants chimiques et introduire des méthodes biologiques. Une prime supplémentaire encourage les produits certifiés bio. D’ailleurs, près de 40% des produits labelisés Max Havelaar sont aussi issus de l’agriculture biologique.

3. Les certifications Bio et équitables

ESR – ECOCERT Equitable, Solidaire, Responsable
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Le label ESR d’ECOCERT impose aux marques le respect d’exigences aux niveaux social (droit du travail), économique (aide au développement) et environnemental (gestion de l’énergie, de l’eau, des déchets et de la biodiversité).

Dans le cas d’un produit textile, il existe 2 niveaux de certification ESR:
Textile équitable ESR : le produit doit être certifié textile   biologique (par un organisme indépendant) et 95% des fibres doivent     être issues de filière ESR
Textile à base de fibres équitables ESR : le produit doit être certifié textile biologique (par un organisme indépendant) et 70% des fibres doivent être issues de filière ESR

bioRe
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bioRe est un label attribué par l’organisme Suisse Remei AG créé en 1983. Il certifie les vêtements fabriqués à partir de coton biologique et équitable.

Sur le plan écologique, il garantit :

  • Un coton biologique certifié selon la directive européenne UE 2092/91
  • Des étoffes blanchies sans chlore
  • Un ennoblissement sans formaldéhyde
  • Des teintures répondant à des critères écologiques stricts
  • Le traitement des eaux usées

Sur le plan social, il vise la conformité à la norme sociale SA 8000:

  • Pas de travail forcé ni de travail des enfants
  • Des conditions de travail hygiéniques et sûres
  • Pas de discrimination
  • Des horaires de travail réglementés
  • Des salaires minimaux et le paiement de toutes les contributions sociales obligatoires

Article paru sur Marcelgreen

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April 15, 2009

Un guide du vêtement responsable pour s’habiller éthique et bio

Par Stéphane / lundi 13 avril 2009

Guide du vêtement responsable 2009 par l'ONG EquiterreL’éthique et le bio sont de plus en plus présents dans notre consommation, mais il n’est pas toujours facile de s’y retrouver entre les vraies offres responsables et écologiques et celles qui ne sont que des effets d’annonces surfant sur la “vague développement durable”. C’est pourquoi Equiterre, une ONG québécoise engagée dans des projets de commerce équitable et écologiques, vient de publier l’édition 2009 de son “Guide du vêtement responsable”. Elle y présente les alternatives possibles à la consommation de masse et aux méthodes de fabrication et de transformation très polluantes en matière de prêt-à-porter. Ce guide permet d’y voir plus clair sur les enjeux de la mode éthique et d’avoir les informations nécessaires pour faire les bons choix.

Kamakala-Adela mauve commerce équitable et coton biologique

Le livret donne tout d’abord un certain nombre de définitions pour mieux comprendre le monde de la mode éthique et détaille chaque label ou certification lié aux filières de production de matières premières biologiques et équitables destinées à la fabrication de textiles. Notamment on trouve dans cette partie une présentation des différentes fibres naturelles pouvant être utilisées en remplacement des fibres synthétiques issues de ressources non renouvelables.

Enamore - Jupe Lela coton bioUn chapitre fait ensuite un résumé de la situation actuelle dans l’industrie du textile, avec le constat bien souvent de conditions de travail dramatiques pour les ouvriers des pays du Sud. La partie suivante présente au contraire des initiatives alternatives et positives pour le développement de filières prenant en compte les principes du commerce équitable et respectant des normes environnementales. Le guide propose d’ailleurs un tableau bien pratique résumant les enjeux environnementaux pour chaque étape de la fabrication d’un vêtement, ce qui donne un bon aperçu du cycle de vie complet d’un vêtement en coton conventionnel comparé à un cycle de vie alternatif pour un vêtement en coton bio et équitable.

N’hésitez pas à consulter ce petit guide bien utile pour en apprendre davantage sur les problématiques liées à l’industrie du textile et les fondements de la mode éthique. Il est aussi de bons conseils pour bien choisir ses vêtements, afin d’éviter que notre consommation n’ait des impacts négatifs sociaux et environnementaux. Un élément à toujours bien vérifier est déjà de veiller à la présence d’un label ou d’une certification reconnue attestant que la production des matières premières a bien été réalisée selon les principes de l’agriculture biologique et ceux du commerce solidaire, ainsi que la non-utilisation de produits polluants lors des phases de transformation.

L’été étant bientôt là, les nouvelles collections de vêtements bio et équitables arrivent pour le plaisir des petits comme des grands.

Eco boudoir, Enamore, Ikken, Jaël à des ailes, La vie devant soie, Machja, Nahui Ollin, Numanu label of love, Patam, TrueStuff, Zaza Factory

Télécharger le “Guide du vêtement responsable“.

Article paru sur “blog.inakis.fr”

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