Le blog de la mode éthique

February 26, 2010

S’habiller éthique, c’est confus mais chic

Peut-on être une marque de baskets éthique et produire en Chine? Oui, affirment les responsables de Faguo à Capucine Cousin sur le site de L’Entreprise.

ndlc.jpgPeut-on acheter du coton certifié bio et se retrouver avec du coton contaminé aux OGM? Oui, selon le Financial Times, qui a récemment épinglé H&M.

La mode “éthique “(comprenez, au-delà de l’emploi de textiles bio, qu’il s’agit d’une mode “responsable”, aux impacts environnementaux et sociaux maîtrisés), qui se développe (pour preuve, ci-contre, un communiqué de presse parmi d’autres pour la.tribbu, “marque de vêtements pour les petits et tout-petits, fabriqués à base de coton biologique dans le respect du commerce éthique et équitable” que j’ai reçu tout récemment), n’est pas un concept limpide pour les consommateurs, c’est le moins que l’on puisse dire…

mademoiselle_bambu.jpgPour mieux répondre aux questions que peut se poser le consommateur, je me suis rendu dans la “boutique de créateurs éthiques ” Mademoiselle Bambû, à Paris (XVIIIe), pour une petite discussion avec sa responsable, Christelle Bonnivard.

Qu’est-ce qu’on peut trouver ici qu’on ne trouve pas dans une boutique classique?
Ici, vetement bio (coton bio, laine bio). J’aurai aussi bientôt des articles en fibres de bambou, 100% naturelles. Tout ce que je propose est produit de manière responsable, en France, au Burkina Faso ou en Inde. Afin de ne pas menacer ces petites structures de production, une partie est payée à la commande: ainsi, elles ne prennent pas de risques financiers excessifs, ce qui facilite a priori de bonnes conditions de travail et des salaires décents.

Comment avoir la garantie qu’un vêtement est “éthique”?

celine_faizant.jpgPour le bio, on peut se repérer grâce à certains labels, comme Ecocert ou Skal (NDLR: il en existe d’autres, à découvrir notamment sur le site MesCoursesPourLaPlanète). En ce qui concerne la fabrication, le transport, la limitation de l’impact environnemental, c’est un peu plus compliqué, il faut s’en remettre aux engagements des marques, comme Ekyog (l’une des plus connues), Article 23, Ideo, Kolam, Céline Faizant, Zaza Factory, Ethic&Chic… On s’aperçoit que beaucoup d’articles de ces marques sont fabriqués dans le même atelier en Inde, qui a bonne réputation, c’est rassurant.

Pourquoi ne pas annoncer plus clairement en vitrine qu’il s’agit de vêtements “éthiques”?
Parce que, malheureusement, c’est un terme qui peut encore faire peur à certaines clientes: elles pourraient croire que c’est une boutique réservée aux écolos… Je préfère le dire plus discrètement, sur les étiquettes. Les clientes entrent, choisissent comme dans n’importe quel magasin. Et lorsque je leur dis que tout ce que je fais est bio, elles sont agréablement surprises!

Photos: Eric Lecluyse/LEXPRESS.fr

Article lu ici

Rendez-vous sur Hellocoton !

February 25, 2010

Changeons d’étiquette !

Coupez vos étiquettes pour demander aux grandes marques du textile de passer au coton équitable.


Max Havelaar France lance une grande campagne de mobilisation en faveur de la filière coton équitable. Dans une dizaine de villes de France, des étudiants collectent actuellement les étiquettes des vêtements des passants afin de constituer de grandes fresques destinées à convaincre les marques de prêt-à-porter d’intégrer du coton équitable dans leurs collections.

La nécessité d’un coton équitable

Les produits à base de coton équitable répondent à une problématique cruciale. Les producteurs de coton des pays en développement ont du mal à faire face au marché. Ils sont bien souvent contraints de vendre leur récolte à perte, alors qu’ils dépendent de cette culture pour subsister.

La filière coton équitable leur apporte une solution concrète en leur donnant collectivement les moyens de prendre en main leur propre avenir.

Convaincre les marques

Les premiers produits en coton équitable ont vu le jour en 2005. Depuis, la demande du public pour une mode plus responsable n’a fait que croître. Cependant, trop peu de grandes marques l’ont compris, et l’offre tarde à s’étoffer.

Il est donc urgent de prouver aux plus grandes marques de prêt-à-porter qu’intégrer des articles à base de coton équitable dans leurs collections est aujourd’hui incontournable, car c’est répondre à la demande des consommateurs.

Comment ? Un geste symbolique fort : coupons les étiquettes de nos vêtements ! Une fois collectées, elles seront assemblées sur de grandes fresques. Une autre œuvre collective sera créée sur le web.

Quand ? Les collectes d’étiquettes ont débuté sur les campus. Le 27 février, des stands de collecte seront installés sur les places centrales des grandes villes de France.

… Et dès maintenant sur le site de la campagne…

A partir du 27 février, mobilisons-nous !

Le coup d’envoi national de cette grande campagne de mobilisation se déroulera le 27 février prochain dans 10 grandes villes de France.

A Paris, la Place du Palais Royal sera habillée aux couleurs de la campagne « Changeons d’étiquette ! ». A cette occasion, l’association Max Havelaar France vous donne rendez-vous de 10h30 à 18h00 pour y découvrir le premier champ de coton équitable urbain et participer à la campagne en coupant votre étiquette et en la collant avec d’autres, de manière à créer une œuvre participative.

Des animations seront également organisées en province :

- A Lyon, Place Charles Bérodier
- A Toulouse, Place d’Arménie (sur l’Allée Jean Jaurès)
- A Bordeaux, Place de la Victoire (sur l’esplanade de l’obélisque)
- A Grenoble, Place Grenette
- A Lille, Place des Buisses
- A Marseille, Allée de Meilhan (en haut de la Cannebière, en face de la mairie du 1er arrondissement)
- A Montpellier, Place Paul Bec
- A Rennes, Place de la Mairie
- A Strasbourg, Place Kléber (devant l’immeuble de la maison rouge)

Dans toutes ces villes, à partir de 10h30 vous pourrez participer à la campagne en coupant votre étiquette et en la collant avec d’autres afin de créer une œuvre participative.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Max Havelaar mobilise les consommateurs en faveur du coton équitable

Le commerce équitable gagne du terrain dans l’alimentaire. Mais, aux yeux du label FairTrade-Max Havelaar, la situation n’évolue pas assez vite dans l’univers du vetement bio. Il a donc décidé d’interpeller le secteur. Et le poids pris par les consommateurs ne lui ayant pas échappé, il compte sur le grand public pour faire passer son message.

Pour mobiliser les Français, Max Havelaar a lancé une campagne de collecte d’étiquettes de vêtements. Relayée par des étudiants, elle est organisée sur les campus mais aussi dans les rues commerçantes. Avec, en point d’orgue, ce samedi, des manifestations dans une dizaine de villes pour créer une oeuvre participative en collant sur un mur les étiquettes recueillies. A Paris, l’événement aura lieu place du Palais-Royal.

En parallèle, une collecte virtuelle s’effectue sur le site Changeonsdetiquette.com où les Français sont incités à signer une pétition demandant aux griffes de s’engager pour que « les producteurs du Sud puissent prendre leur avenir en main ». « Nous comptons sur ce marketing viral pour convaincre davantage de marques de prêt-à-porter qu’il y a une vraie demande de vêtements à base de coton équitable », explique Joaquin Muñoz, directeur de Max Havelaar France. Aujourd’hui, parmi celles qui s’y sont mises, on trouve Armor Lux, Kindy, Rica Lewis, So’Bio Ethic ou Tissaia (Leclerc). Mais la liste est nettement moins longue qu’en Grande-Bretagne.

coton bio sur nusdansleschanvres

Article lu sur : http://www.lesechos.fr

Rendez-vous sur Hellocoton !

February 9, 2010

Les Français de plus en plus « bios »

Dans les catégories : mode bio, social — Tags: , , , — admin @ 12:56 pm

Par Nolwenn Weiler (9 février 2010)

En 2008 11% des ouvriers français consommaient des produits bios, ils sont 16 % en 2009, soit autant que les cadres et professions intellectuelles. Ce chiffre, qui rompt avec le cliché du consommateur bio bobo, est tiré du baromètre 2009 de l’Agence bio. Présenté le 4 février dernier, ce baromètre décrit des consommateurs qui ne cessent d’évoluer, vers des paniers bios de plus en plus fournis. En 2009, 46% des Français ont consommé un ou plusieurs produits biologiques au moins une fois par mois, contre 44% en 2008 et 42% en 2007.

39% des Français trouvent normal qu’un produit bio puisse coûter plus cher qu’un produit non bio. Et malgré la crise, ils se disent prêts à payer jusqu’à 11% de plus. Quant aux parents, ils déclarent être prêts à payer 7% de plus pour un repas avec des produits biologiques dans la cantine de leur(s) enfant(s), contre 6% en 2008.

consommation bio

Les grands distributeurs abusent scandaleusement de la bonne volonté des consommateurs : un panier de produits bio vendus en grande surface est en moyenne 22% plus cher qu’un panier de produits non bio classiques et 57% plus cher que des produits « low cost », selon une étude de l’UFC Que Choisir. Un surcoût d’autant plus inacceptable que les produits bio distribués en grande surface proviennent souvent de zones éloignées, à faible coût de main d’oeuvre, et où le respect ds contraintes du label AB est moins controllé. Mieux vaut donc favoriser les productions locales et les circuits courts. Bref, sortir du supermarché.

Trois Français sur quatre considèrent que la Bio est une solution d’avenir face aux problèmes environnementaux. Ils sont 84% à estimer que l’agriculture biologique doit se développer en France. S’ils lisent le projet de loi de modernisation de l’agriculture, présenté le 13 janvier dernier par Michel Barnier, ministre de l’Agriculture, ils risquent d’être fort déçus. Selon le dit projet, on s’achemine plutôt vers un statut d’« agriculteur entrepreneur », qui règnera sur des centaines d’hectares et de nombreux salariés, sans aucune obligation ni incitation à produire sans polluer. On voit mal, dans ces conditions, comment la SAU (surface agricole utile) française passera de 2,5 % en bio aujourd’hui, à 6% en 2012, puis 20 % en 2020, comme l’a promis le Grenelle. Les agriculteurs qui se lancent ou se convertissent à un mode de production non polluant sont pourtant assurés de vendre leurs produits.

Rendez-vous sur Hellocoton !

February 8, 2010

Mode «éthique»: les marques s’engagent avec prudence

Dans les catégories : mode bio — Tags: , , , , — admin @ 5:14 pm

Florentin Collomp

Les consommateurs en veulent, les fabricants y vont sur la pointe des pieds. Encore confidentielle, la tendance devrait exploser dans les dix ans.

La consommation de mode peut-elle être «responsable»? Pour l’Institut français de la mode (IFM) qui vient de publier une étude sur ce sujet complexe, c’est presque un oxymore. A la différence de l’alimentation, du logement ou des transports, la mode est un achat souvent irraisonné, puisqu’on achète de nouveaux vêtements alors que nos placards en sont pleins. Derrière ce concept un peu vague de «responsable», on range pêle-mêle le commerce équitable, les matières écologiques (coton bio), la garantie de bonnes conditions de travail dans les usines… Les consommateurs sont partants. 42% des Français interrogés en octobre dernier connaissent la notion, 21% ont déjà acheté des produits sous cette étiquette. A l’inverse, 38% ne voient pas de quoi ils s’agit et 27% se montrent réfractaires à ce mouvement. Tout de même 70% des sondés pensent que cela peut justifier un supplément de prix! Un boulevard pour les marques.

lingerie bio sur Nusdansleschanvres

Et pourtant, les spécialistes de l’habillement sont prudents. Si les clients se déclarent prêts à payer plus, les marques, elles, ne veulent pas augmenter leurs coûts pour cet «objet marketing mal identifié», comme le désigne l’IFM. Il souffre notamment du manque de label clair, comme AB ou Max Havelaar pour l’alimentaire. Deux tiers des enseignes interrogées par l’IFM avouent communiquer peu sur la question. Si elles estiment à 83% que cela peut améliorer leur image, à 65% que cela peut augmenter leur chiffre d’affaires, elles sont 22% à considérer que cela peut rendre méfiante la clientèle. S’ils ne veulent pas passer à côté de cette mutation annoncée comme majeure pour les dix ans à venir, les professionnels veillent à ne pas être pris pour des Tartuffe. Pour l’IFM, la tendance qui a décollé en 2008-2009 devrait prendre de l’ampleur à l’horizon 2015 pour occuper 5 à 15% du chiffre d’affaires de l’habillement - contre 1 à 2% aujourd’hui.

Consommateurs de mode et spécialistes se rejoignent sur une idée: la mode ne doit pas être sacrifié à l’éthique. «Je ne veux pas d’un poncho brésilien ou d’une robe de bure», dit une cliente. «Une femme, ce qu’elle veut c’est être belle, responsable ou pas. Le côté éthique c’est la cerise sur le gâteau», affirme un responsable du secteur. 51% des sondés estiment qu’on trouve aujourd’hui des vêtements éthiques à la mode, mais un tiers des moins de 35 ans ne sont pas d’accord.

Article lu sur Le Figaro

Rendez-vous sur Hellocoton !

February 5, 2010

Salon bio à Paris à partir du 5 février 2010…

salon vivez-nature paris

Demain, le salon bio Vivez-Nature ouvre ses portes à Paris. Du 5 au 8 février 2010, venez découvrir un salon bio où 200 exposants vous feront partager fruits et légumes, cosmétiques, produits d’hygiène, habillement et huiles essentielles…Le tout naturel ou bio !

Vivez-Nature, le salon bio de référence

Salon de l’agriculture bio, de l’environnement et des produits naturels, Vivez-Nature s’invite, depuis 32 éditions, dans les grandes villes françaises (Paris, Lyon, Toulouse…). Vivez-Nature est le salon de référence en matière d’agriculture biologique, environnement et produits naturels : la première édition parisienne a eu lieu en 1994. 32 éditions plus tard, ce salon bio joue toujours le jeu de la différence, où le mot convivialité et visage humain prennent tout leur sens.

N’oubliez pas vos paniers pour un véritable marché savoureux aux senteurs de la bio, en direct des fermes et des artisans présents…sans oublier la cosmétique, les produits d’hygiène et de santé au naturel, les huiles essentielles, ainsi que le maquillage aux couleurs de la bio. Côté vêtements bio, vous trouverez de vraies réponses pour habiller hommes, femmes, enfants et bébés. Les éditeurs bio seront présents, à travers leurs ouvrages, vous faire découvrir d’autres horizons, mais aussi répondre à vos interrogations.

Informations pratiques:

  • Horaires : vendredi 5 février 2010 de 11 h à 22 h (nocturne) samedi 6, dimanche 7, lundi 8 février 2010 de 10 h 30 à 19 h 30
  • Tarifs : invitation gratuite à imprimer ici - 5 euros (gratuité avec invitation, y compris à retirer sur place). Enfants -12 ans : gratuit
  • Lieu : Grande Halle de la Villette, Parc de la Villette, Porte de Pantin, Paris 19 ème
  • Métro : Porte de Pantin, ligne 5 - Bus : PC2, PC3 et 75

Article lu sur Greenzer

Rendez-vous sur Hellocoton !

January 27, 2010

H&M utilise du coton OGM certifié bio

Dans les catégories : Eco-communication, mode bio — Tags: , , , — admin @ 9:07 pm
Par Mathilde Laurelli, publié le 26/01/2010 à 18:00 - mis à jour le 26/01/2010 à 18:56

Des militants Greenpeace préparent leurs pancartes pour manifester en Grèce contre le coton OGM en 2004.

REUTERS

Des militants Greenpeace préparent leurs pancartes pour manifester en Grèce contre le coton OGM en 2004.

Minute Mode - Le géant suédois du prêt-à-porter aurait étiqueté des vêtements du sigle “coton organique” alors que les fibres utilisées étaient contaminées.

Le Financial Times allemand dénonce les pratiques frauduleuses de H&M: les résultats des tests indépendants commandés par le journal montrent que certains t-shirts, en coton certifié bio par la marque, étaient contaminés par du coton génétiquement modifié en provenance d’Inde. “30% des échantillons examinés contenaient du coton OGM” affirme Lothar Kruse, le directeur du laboratoire Impetus chargé d’effectuer l’analyse des tissus. Pour Sanjay Dave, chef de l’autorité agricole indienne, la fraude se seraient produite sur une “échelle gigantesque”. Les organismes de certification biologique, qui sont passés outre la supercherie, se sont vu infliger une amende par les autorités. Et les associations de consommateurs blâment la marque qui aurait dû être plus vigilante dans la surveillance des chaînes d’approvisionnement à l’étranger.

Rendez-vous sur Hellocoton !

January 26, 2010

L’industrie textile intègre des principes durables

coton bio sur nusdansleschanvres

Cherchant à contrer la morosité ambiante dans l’industrie textile, de plus en plus d’acteurs du secteur intègrent les concepts durables dans leurs stratégies commerciales. Mais si une place de choix est faite à l’environnement, le social demeure encore le grand absent.

« Les secteurs économiques durables deviennent l’un des principaux moteurs de la croissance. Voilà déjà longtemps que durabilité et rentabilité ne s’opposent plus ». La brochure distribuée aux visiteurs lors de la dernière édition du salon Heimtextil à Francfort, le salon international du textile d’ameublement et des espaces tertiaires, donne le ton. Tapis, matelas, oreillers, rideaux…A voir les différents exposants, les concepts de durabilité et d’efficacité énergétique semblent effectivement figurer parmi les mots d’ordre du salon. Olaf Schmidt, directeur des salons textiles à Messe Frankfurt Exhibition, dans un discours tenu à l’ouverture du salon, parle même de « cibler les thèmes verts » pour sortir de la crise actuelle. En Allemagne, le secteur a vu depuis quatre ans le nombre d’entreprises baisser de 15% et celui des salariés de 17%, selon les chiffres publiés par les responsables de Heimtextil.

“Öko-Luxus”

L’agence parisienne Carlin international, qui entend anticiper les nouveaux comportements des consommateurs dans la mode, était invitée cette année pour définir les tendances à venir. Sont ainsi apparus des concepts tels que « Futuristic », « Lesstravagance, ou encore « Hypernature », où l’accent est mis sur les fibres naturelles, parfois innovantes comme le soja ou le bambou, le traitement « simple » de matériaux de qualité tout en respectant authenticité, raffinement et écologie – ce qu’outre-Rhin on dénomme l’« Öko-Luxus ». Or, ce focus sur la thématique durable dans un salon aussi conventionnel que celui-ci montre une généralisation, un « mainstreaming » de concepts jusque-là réservés au secteur textile écologique et équitable – en l’occurrence Innatex et Biofach. Les responsables de Heimtextil expliquent que ces thèmes sont nés dans la foulée du rapport du World Wide Fund en 2005 et de l’Ethical Fashionweek à Paris.
La hausse des ventes de coton biologique témoigne de cette percée. La prise de conscience éthique de plus en plus prononcée chez les consommateurs occidentaux provoque une demande croissante pour des fibres naturelles, et en tout premier lieu pour le coton biologique. « La crise économique et financière a considérablement poussé la demande des consommateurs vers plus de fair play », relève l’universitaire allemand Peter Wippermann, auteur d’une étude pour le compte du groupe textile Otto sur les nouveaux comportements des consommateurs.
De fait, selon le rapport « Organic Cotton Market Report » publié par l’organisation américaine Organic Exchange, une organisation qui promeut l’utilisation du coton biologique, le chiffre d’affaires global des vêtements et linge de maison en coton bio  augmenté de 63% en un an pour atteindre 3,2 milliards de dollars en 2008. Faisant fi de prévisions moroses, les acteurs du coton biologique entendent développer leur éventail de produits de 33 % en 2010, soit un chiffre d’affaires qui devrait atteindre 5,3 milliards de dollars cette année.

Quand durabilité rime avec qualité

Si les principes durables se retrouvent déclinés dans les nouvelles tendances, ils cimentent encore et toujours des préoccupations de qualité. A fortiori dans un secteur régulièrement critiqué pour les fortes concentrations de produits chimiques nocifs pour la santé. Le label Öko Tex Standard 100 développé conjointement en 1992 par l’institut autrichien pour l’écologie, la technique et l’innovation (ÖTI) et l’institut de recherche allemand de Hohenstein est le plus connu mondialement. Le bureau de certification situé à Francfort compte 10 000 entreprises dans 88 pays ayant passé le processus de certification. Ce sont en tout plus de 90 000 certificats qui sont apposés sur des millions d’articles vestimentaires, mais aussi sur des textiles d’ameublement.

La liste des produits chimiques analysés et leurs potentiels nocifs se lit comme un catalogue des horreurs. Allergènes, cancérigènes, perturbateurs endocriniens…Il ne faut guère plus pour se convaincre de la nécessité d’un tel label. Toute la chaîne de production passe sous le contrôle des experts du label Öko Tex, qui délivre, une fois les analyses terminées, le label pour un an seulement. Les produits labellisés doivent faire l’objet de nouveaux examens si l’entreprise intéressée veut continuer à apposer la précieuse étiquette. Selon Helene Melnitzky, une des responsables du label, l’intérêt pour le standard Öko Tex ne cesse de grandir dans le monde, notamment chez les grandes chaînes de distribution, pour atteindre un marché estimé à 300 millions de consommateurs.  L’institut propose également un label qui allie critères environnementaux et sociaux, le standard Öko Tex 1000. Mais celui-ci n’est pas encore très répandu.

Article sur Novethic

Claire Stam à Francfort (Allemagne)
Mis en ligne le : 26/01/2010
© 2009 Novethic - Tous droits réservés

Rendez-vous sur Hellocoton !

January 25, 2010

Où en est la mode responsable ?

Dans les catégories : Eco-communication, coton bio, mode bio — Tags: , , , — admin @ 9:10 pm

Pour les consommateurs, la mode dite responsable est un “objet marketing mal identifié” ! Pour les marques, ce concept n’est encore qu’aux balbutiements (1,5 % des ventes) mais est appelé à se développer.
“Il y a une montée très importante des préoccupations sociales et environnementales, et en même temps la mode responsable, les consommateurs ne voient pas très bien encore ce que c’est” a expliqué Evelyne Chaballier, qui travaille à l’Institut français de la mode.

Le coton bioPour certains consommateurs, la mode est “synonyme de plaisir, de choix, de désirs pour de nouveaux produits (…)” soulignent les auteurs de l’étude.

Dans la mode responsable, on entend à la fois les produits biologiques (coton bio), le commerce équitable, où on rémunère correctement le producteur, le commerce éthique, où on garantit le respect des conditions de travail, ou encore les entreprises qui font plus que respecter les règles de l’Organisation internationale du travail.
On y retrouve aussi les “produits partage”, dont une partie du prix est reversé à une association, ou encore les modes de production respectueux de l’environnement.

Mais qu’est-ce qui freine l’acheteur ?

Si 21 % des personnes interrogées disent avoir déjà acheté des vêtements bio ou éthiques, un quart des sondés affiche son scepticisme vis-à-vis de ce type de produits, invoquant des prix trop élevés, des articles trop basiques ou un manque de confiance vis-à-vis du discours des marques, soupçonnées de “greenwashing” (laver trop vert).
Il faut certes que le produit responsable “ne fasse pas trois fois le tour de la Terre entre la fibre et le produit fini”, mais la réflexion “doit aller de la production jusqu’à la destruction” du vêtement, en passant par son lavage et son séchage, a indique Evelyne Chaballier.

Chanvre5 à 8 % des ventes en 2015

Le développement de la mode responsable va nécessiter de la recherche au niveau des matières, mais il faut aussi “que les créateurs s’emparent de la chose”.
Le développement de la mode responsable devrait atteindre 3 % des ventes en 2012 et 5 à 8 % en 2015.

Cette étude a été conduite par l’Institut français de la mode pour le Comité de développement et de promotion de l’habillement entre octobre 2008 et décembre 2009.

Article lu sur http://www.ushuaia.com

Rendez-vous sur Hellocoton !

January 22, 2010

Les Européens changent leurs modes de consommation

Dans les catégories : Eco-communication, mode bio, social — Tags: , , — admin @ 4:45 pm

Danièle Guinot

37 % des Français déclarent consommer régulièrement des produits bio.

37 % des Français déclarent consommer régulièrement des produits bio.

L’Observatoire Cetelem montre que la crise a changé les habitudes. Les Français et leurs voisins sont décidés à consommer moins mais différemment. Le bio et le marché de l’occasion en profitent.

La crise a «durablement» changé les habitudes de consommation de la majorité des Européens (64 %) selon la dernière enquête de l’Observatoire Cetelem publiée jeudi. «Elle a engendré chez les Européens des comportements rationnels : ils sont devenus plus prudents dans leurs achats, ont arbitré dans leurs dépenses et ont augmenté leur épargne», résume Flavien Neuvy, responsable de l’Observatoire qui a interrogé 8 000 personnes dans douze pays fin 2009.

Ainsi, même si le moral des personnes sondées est légèrement remonté, nombre d’entre elles resteront prudentes cette année et préfèrent épargner que consommer. Les Européens de l’Est sont les seuls à avoir l’intention d’augmenter leurs dépenses de consommation.

Face aux nombreuses incertitudes qui pèsent sur la sortie decrise et à la montée du chômage, de nombreux ménages (34 %) souhaitent reconstituer leur bas de laine, afin de faire face à d’éventuels coups durs (contre 22 % un an plus tôt). C’est particulièrement vrai dans les grands pays d’Europe du Sud (Espagne, Italie et Portugal).

Les Français, très prudents par nature, sont plutôt hésitants. «Ils prévoient un niveau d’épargne (30 %) comparable à celui de leurs dépenses», souligne l’enquête de Cetelem.

Vivre mieux

La crise a accéléré la mutation des modes de consommation. «Ils ne veulent pas consommer moins, mais mieux. L’heure est au mieux-vivre. Les ménages veulent retrouver le juste prix et la qualité», souligne Flavien Neuvy. D’où l’engouement pour les produits bio. Plus d’un tiers des Européens (38 %) achètent fréquemment des aliments bio. En France, ils sont 37 % à déclarer consommer régulièrement des produits bio. «L’offre de produits bio s’est nettement étoffée et les consommateurs ont le sentiment de se faire du bien», justifie Pascal Roussarie du Cetelem.

En revanche, les produits équitables n’ont pas encore séduit les consommateurs : seuls 10 % des Européens affirment en acheter «fréquemment». Les Britanniques sont les plus grands adeptes du concept.

La crise a également favorisé l’essor des produits d’occasion. Près de la moitié des ménages européens (47 %) juge ainsi nécessaire d’acheter des produits de seconde main. Toutefois, la donne change sensiblement d’un pays à l’autre. «Ce sont les Allemands qui achètent le plus les produits d’occasion (72 %), mais c’est en France que ceux-ci rencontrent le plus un écho favorable. Les Européens du Sud, eux, s’en méfient», explique Pascal Roussarie. Ainsi, 64 % des sondés ont acheté au moins une fois une voiture d’occasion, 60 % des produits culturels (livres, CD, jeux vidéos…) et 43 % du textile (vêtements). Une tendance qui devrait se développer.

Au cours des dix dernières années, les Français ont diminué (de plus de 3 %) leurs dépenses d’habillement, d’alimentation et de transport. Une réduction nécessaire pour faire face à l’augmentation (de 2 %) des dépenses contraintes (logement, santé…) et du budget «plaisirs» (+ 0,9 %). Malgré la crise, les Européens sont bien décidés à continuer à se faire plaisir.

Rendez-vous sur Hellocoton !
Newer Posts »

Powered by WordPress