S’habiller éthique, c’est confus mais chic
Peut-on être une marque de baskets éthique et produire en Chine? Oui, affirment les responsables de Faguo à Capucine Cousin sur le site de L’Entreprise.
Peut-on acheter du coton certifié bio et se retrouver avec du coton contaminé aux OGM? Oui, selon le Financial Times, qui a récemment épinglé H&M.
La mode “éthique “(comprenez, au-delà de l’emploi de textiles bio, qu’il s’agit d’une mode “responsable”, aux impacts environnementaux et sociaux maîtrisés), qui se développe (pour preuve, ci-contre, un communiqué de presse parmi d’autres pour la.tribbu, “marque de vêtements pour les petits et tout-petits, fabriqués à base de coton biologique dans le respect du commerce éthique et équitable” que j’ai reçu tout récemment), n’est pas un concept limpide pour les consommateurs, c’est le moins que l’on puisse dire…
Pour mieux répondre aux questions que peut se poser le consommateur, je me suis rendu dans la “boutique de créateurs éthiques ” Mademoiselle Bambû, à Paris (XVIIIe), pour une petite discussion avec sa responsable, Christelle Bonnivard.
Qu’est-ce qu’on peut trouver ici qu’on ne trouve pas dans une boutique classique?
Ici, vetement bio (coton bio, laine bio). J’aurai aussi bientôt des articles en fibres de bambou, 100% naturelles. Tout ce que je propose est produit de manière responsable, en France, au Burkina Faso ou en Inde. Afin de ne pas menacer ces petites structures de production, une partie est payée à la commande: ainsi, elles ne prennent pas de risques financiers excessifs, ce qui facilite a priori de bonnes conditions de travail et des salaires décents.
Comment avoir la garantie qu’un vêtement est “éthique”?
Pour le bio, on peut se repérer grâce à certains labels, comme Ecocert ou Skal (NDLR: il en existe d’autres, à découvrir notamment sur le site MesCoursesPourLaPlanète). En ce qui concerne la fabrication, le transport, la limitation de l’impact environnemental, c’est un peu plus compliqué, il faut s’en remettre aux engagements des marques, comme Ekyog (l’une des plus connues), Article 23, Ideo, Kolam, Céline Faizant, Zaza Factory, Ethic&Chic… On s’aperçoit que beaucoup d’articles de ces marques sont fabriqués dans le même atelier en Inde, qui a bonne réputation, c’est rassurant.
Pourquoi ne pas annoncer plus clairement en vitrine qu’il s’agit de vêtements “éthiques”?
Parce que, malheureusement, c’est un terme qui peut encore faire peur à certaines clientes: elles pourraient croire que c’est une boutique réservée aux écolos… Je préfère le dire plus discrètement, sur les étiquettes. Les clientes entrent, choisissent comme dans n’importe quel magasin. Et lorsque je leur dis que tout ce que je fais est bio, elles sont agréablement surprises!
Photos: Eric Lecluyse/LEXPRESS.fr
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Pour certains consommateurs, la mode est “synonyme de plaisir, de choix, de désirs pour de nouveaux produits (…)” soulignent les auteurs de l’étude.
5 à 8 % des ventes en 2015

