Le blog de la mode éthique

February 9, 2010

Les Français de plus en plus « bios »

Dans les catégories : mode bio, social — Tags: , , , — admin @ 12:56 pm

Par Nolwenn Weiler (9 février 2010)

En 2008 11% des ouvriers français consommaient des produits bios, ils sont 16 % en 2009, soit autant que les cadres et professions intellectuelles. Ce chiffre, qui rompt avec le cliché du consommateur bio bobo, est tiré du baromètre 2009 de l’Agence bio. Présenté le 4 février dernier, ce baromètre décrit des consommateurs qui ne cessent d’évoluer, vers des paniers bios de plus en plus fournis. En 2009, 46% des Français ont consommé un ou plusieurs produits biologiques au moins une fois par mois, contre 44% en 2008 et 42% en 2007.

39% des Français trouvent normal qu’un produit bio puisse coûter plus cher qu’un produit non bio. Et malgré la crise, ils se disent prêts à payer jusqu’à 11% de plus. Quant aux parents, ils déclarent être prêts à payer 7% de plus pour un repas avec des produits biologiques dans la cantine de leur(s) enfant(s), contre 6% en 2008.

consommation bio

Les grands distributeurs abusent scandaleusement de la bonne volonté des consommateurs : un panier de produits bio vendus en grande surface est en moyenne 22% plus cher qu’un panier de produits non bio classiques et 57% plus cher que des produits « low cost », selon une étude de l’UFC Que Choisir. Un surcoût d’autant plus inacceptable que les produits bio distribués en grande surface proviennent souvent de zones éloignées, à faible coût de main d’oeuvre, et où le respect ds contraintes du label AB est moins controllé. Mieux vaut donc favoriser les productions locales et les circuits courts. Bref, sortir du supermarché.

Trois Français sur quatre considèrent que la Bio est une solution d’avenir face aux problèmes environnementaux. Ils sont 84% à estimer que l’agriculture biologique doit se développer en France. S’ils lisent le projet de loi de modernisation de l’agriculture, présenté le 13 janvier dernier par Michel Barnier, ministre de l’Agriculture, ils risquent d’être fort déçus. Selon le dit projet, on s’achemine plutôt vers un statut d’« agriculteur entrepreneur », qui règnera sur des centaines d’hectares et de nombreux salariés, sans aucune obligation ni incitation à produire sans polluer. On voit mal, dans ces conditions, comment la SAU (surface agricole utile) française passera de 2,5 % en bio aujourd’hui, à 6% en 2012, puis 20 % en 2020, comme l’a promis le Grenelle. Les agriculteurs qui se lancent ou se convertissent à un mode de production non polluant sont pourtant assurés de vendre leurs produits.

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January 22, 2010

Les Européens changent leurs modes de consommation

Dans les catégories : Eco-communication, mode bio, social — Tags: , , — admin @ 4:45 pm

Danièle Guinot

37 % des Français déclarent consommer régulièrement des produits bio.

37 % des Français déclarent consommer régulièrement des produits bio.

L’Observatoire Cetelem montre que la crise a changé les habitudes. Les Français et leurs voisins sont décidés à consommer moins mais différemment. Le bio et le marché de l’occasion en profitent.

La crise a «durablement» changé les habitudes de consommation de la majorité des Européens (64 %) selon la dernière enquête de l’Observatoire Cetelem publiée jeudi. «Elle a engendré chez les Européens des comportements rationnels : ils sont devenus plus prudents dans leurs achats, ont arbitré dans leurs dépenses et ont augmenté leur épargne», résume Flavien Neuvy, responsable de l’Observatoire qui a interrogé 8 000 personnes dans douze pays fin 2009.

Ainsi, même si le moral des personnes sondées est légèrement remonté, nombre d’entre elles resteront prudentes cette année et préfèrent épargner que consommer. Les Européens de l’Est sont les seuls à avoir l’intention d’augmenter leurs dépenses de consommation.

Face aux nombreuses incertitudes qui pèsent sur la sortie decrise et à la montée du chômage, de nombreux ménages (34 %) souhaitent reconstituer leur bas de laine, afin de faire face à d’éventuels coups durs (contre 22 % un an plus tôt). C’est particulièrement vrai dans les grands pays d’Europe du Sud (Espagne, Italie et Portugal).

Les Français, très prudents par nature, sont plutôt hésitants. «Ils prévoient un niveau d’épargne (30 %) comparable à celui de leurs dépenses», souligne l’enquête de Cetelem.

Vivre mieux

La crise a accéléré la mutation des modes de consommation. «Ils ne veulent pas consommer moins, mais mieux. L’heure est au mieux-vivre. Les ménages veulent retrouver le juste prix et la qualité», souligne Flavien Neuvy. D’où l’engouement pour les produits bio. Plus d’un tiers des Européens (38 %) achètent fréquemment des aliments bio. En France, ils sont 37 % à déclarer consommer régulièrement des produits bio. «L’offre de produits bio s’est nettement étoffée et les consommateurs ont le sentiment de se faire du bien», justifie Pascal Roussarie du Cetelem.

En revanche, les produits équitables n’ont pas encore séduit les consommateurs : seuls 10 % des Européens affirment en acheter «fréquemment». Les Britanniques sont les plus grands adeptes du concept.

La crise a également favorisé l’essor des produits d’occasion. Près de la moitié des ménages européens (47 %) juge ainsi nécessaire d’acheter des produits de seconde main. Toutefois, la donne change sensiblement d’un pays à l’autre. «Ce sont les Allemands qui achètent le plus les produits d’occasion (72 %), mais c’est en France que ceux-ci rencontrent le plus un écho favorable. Les Européens du Sud, eux, s’en méfient», explique Pascal Roussarie. Ainsi, 64 % des sondés ont acheté au moins une fois une voiture d’occasion, 60 % des produits culturels (livres, CD, jeux vidéos…) et 43 % du textile (vêtements). Une tendance qui devrait se développer.

Au cours des dix dernières années, les Français ont diminué (de plus de 3 %) leurs dépenses d’habillement, d’alimentation et de transport. Une réduction nécessaire pour faire face à l’augmentation (de 2 %) des dépenses contraintes (logement, santé…) et du budget «plaisirs» (+ 0,9 %). Malgré la crise, les Européens sont bien décidés à continuer à se faire plaisir.

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December 11, 2009

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October 3, 2009

L’ultimatum climatique

Nus dans les chanvres - ultimatum climatique

C’est le groupe Tryo (qui existe depuis 1995 et qui chantait notamment “Ce que l’on sème”) qui a eu l’idée de lancer ce grand projet, avec l’association Greenpeace et une dizaine d’autres associations (on dit O.N.G.) : Greenpeace, WWF, FNH, Réseau Action Climat, OXFAM, Action contre la faim, Secours Catholique, Médecins du Monde, Amis de la Terre, FIDH et CARE.

Sur la même scène, tu pourras, si tu es à Paris, voir Zazie, Yannick Noah, Tryo, et Bernard Lavilliers. Ce concert a pour but de mobiliser chacun d’entre nous pour obtenir un million de signatures à l’appel « Ultimatum Climatique » lancé par ces organismes.
Tous ces artistes sont déjà engagés depuis longtemps dans des actions d’ordre écologique et de développement durable. C’est la raison pour laquelle Guizmo, de Tryo, est ravi d’avoir des chanteurs aussi différents sur la même scène :
« Pour nous, évoque Guizmo de Tryo, il s’agit d’un prolongement direct de notre action autour du climat. Il y a eu l’édition d’un disque sous label FSC, un bilan carbone de notre tournée et désormais, un rendez-vous que personne ne peut manquer, celui de Copenhague. Et je suis ravi que nous puissions rassembler des gens totalement différents comme Zazie, Yannick, et Bernard Lavilliers pour porter nos voix et celles des ONG à la veille de cette conférence. Il faut que nous fassions du bruit tous ensemble !»
Mais du bruit pourquoi faire ? Pour nous faire entendre, tous, et préparer le sommet de Copenhague qui se déroulera en décembre 2009, et qui fera suite au protocole de Kyoto… Chacun de ces grands rendez-vous mondiaux a pour but de lutter contre les changements climatiques qui mettent notre planète en danger.
Être présents et ensemble, c’est aussi montrer à ceux qui commandent nos pays combien nous trouvons important qu’une solution intelligente soit trouvée, pour que tous les animaux, la végétation, les enfants, les parents du monde aient le droit de vivre sur une belle planète.
Les places de concert sont déjà en vente : FNAC, Carrefour, Géant, magasins U, 0 892 68 36 22 (0,34 €/mn), www.pyrprod.fr

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April 15, 2009

Un guide du vêtement responsable pour s’habiller éthique et bio

Par Stéphane / lundi 13 avril 2009

Guide du vêtement responsable 2009 par l'ONG EquiterreL’éthique et le bio sont de plus en plus présents dans notre consommation, mais il n’est pas toujours facile de s’y retrouver entre les vraies offres responsables et écologiques et celles qui ne sont que des effets d’annonces surfant sur la “vague développement durable”. C’est pourquoi Equiterre, une ONG québécoise engagée dans des projets de commerce équitable et écologiques, vient de publier l’édition 2009 de son “Guide du vêtement responsable”. Elle y présente les alternatives possibles à la consommation de masse et aux méthodes de fabrication et de transformation très polluantes en matière de prêt-à-porter. Ce guide permet d’y voir plus clair sur les enjeux de la mode éthique et d’avoir les informations nécessaires pour faire les bons choix.

Kamakala-Adela mauve commerce équitable et coton biologique

Le livret donne tout d’abord un certain nombre de définitions pour mieux comprendre le monde de la mode éthique et détaille chaque label ou certification lié aux filières de production de matières premières biologiques et équitables destinées à la fabrication de textiles. Notamment on trouve dans cette partie une présentation des différentes fibres naturelles pouvant être utilisées en remplacement des fibres synthétiques issues de ressources non renouvelables.

Enamore - Jupe Lela coton bioUn chapitre fait ensuite un résumé de la situation actuelle dans l’industrie du textile, avec le constat bien souvent de conditions de travail dramatiques pour les ouvriers des pays du Sud. La partie suivante présente au contraire des initiatives alternatives et positives pour le développement de filières prenant en compte les principes du commerce équitable et respectant des normes environnementales. Le guide propose d’ailleurs un tableau bien pratique résumant les enjeux environnementaux pour chaque étape de la fabrication d’un vêtement, ce qui donne un bon aperçu du cycle de vie complet d’un vêtement en coton conventionnel comparé à un cycle de vie alternatif pour un vêtement en coton bio et équitable.

N’hésitez pas à consulter ce petit guide bien utile pour en apprendre davantage sur les problématiques liées à l’industrie du textile et les fondements de la mode éthique. Il est aussi de bons conseils pour bien choisir ses vêtements, afin d’éviter que notre consommation n’ait des impacts négatifs sociaux et environnementaux. Un élément à toujours bien vérifier est déjà de veiller à la présence d’un label ou d’une certification reconnue attestant que la production des matières premières a bien été réalisée selon les principes de l’agriculture biologique et ceux du commerce solidaire, ainsi que la non-utilisation de produits polluants lors des phases de transformation.

L’été étant bientôt là, les nouvelles collections de vêtements bio et équitables arrivent pour le plaisir des petits comme des grands.

Eco boudoir, Enamore, Ikken, Jaël à des ailes, La vie devant soie, Machja, Nahui Ollin, Numanu label of love, Patam, TrueStuff, Zaza Factory

Télécharger le “Guide du vêtement responsable“.

Article paru sur “blog.inakis.fr”

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September 25, 2008

Du coton bio africain pour habiller les Bretons

Archives Ouest-France/Vincent Mouchel

http://www.ouest-france.fr/of-photos/2008/09/19/SIBR_2437234_1_apx_470__w_ouestfrance_.jpg

Récolte de coton dans le sud du Mali. Cette année, 1 250 tonnes de coton y sont cultivées selon les règles de l’agriculture biologique. Une reconversion aidée pendant trois ans par la Région Bretagne. : Archives Ouest-France/Vincent Mouchel
La Bretagne va aider 5 000 paysans africains à produire du coton sans engrais chimiques ni pesticides. Les industriels du textile s’engagent à le payer à son juste prix.

Dans deux mois, les premières fleurs d’un coton pas ordinaire seront récoltées dans le sud du Mali et dans l’est du Burkina-Faso. Cultivé selon les normes de l’agriculture biologique, il sera égrené sur place. Puis filé à Fès, au Maroc, et chez TDV à Laval, en respectant les cahiers des charges du commerce équitable.

Les premières bobines de ce fil approvisionneront, à partir du printemps 2009, les ateliers de quatre entreprises bretonnes, spécialisées dans le vêtement : Armor Lux (Quimper), Ekyog (Rennes), Dolmen (Guingamp) et Fileuse d’Arvor (Quimper). Toutes éprouvent des difficultés à s’approvisionner en coton biologique et équitable et sont prêtes à payer le surcoût lié à ce double label.

Aider 5 000 producteurs à se reconvertir

D’où l’idée de mettre en place et de sécuriser une filière originale entre producteurs africains (à 50 % des femmes) et industriels bretons. À la manoeuvre depuis bientôt deux ans, Alain Yvergniaux, président de la commission économique du conseil régional. « L’idée a surgi lors d’une rencontre avec Kofi Yamgnane, le plus Breton des Africains, et Soumaïla Cissé, président de la commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (1), en 2006 », raconte-t-il.

De fil en aiguille, et de rencontres en visites, le projet prend corps et le montage financier se met en place. Au centre de leurs préoccupations, l’avenir de milliers de petits producteurs de coton, étranglés par l’effondrement des cours du coton conventionnel et la hausse du prix des engrais et des pesticides. Seule solution pour qu’ils puissent continuer à vivre de leur travail : le passage à un mode de culture biologique. Encore faut-il trouver l’organisme chargé de les former et d’assurer la certification du coton. Ce sera Helvétas, une ONG suisse.

Jean-Yves Le Drian a été convaincu d’impliquer la Bretagne dans cette démarche exemplaire et unique en son genre : « Un des rôles de la Région est de prouver qu’on doit pouvoir marier éthique et économie par la recherche d’intérêts réciproques. »

La Région va financer, pendant trois ans, la reconversion à la culture bio de près de 5 000 producteurs maliens et burkinabés, répartis dans une trentaine de villages. Elle va y investir 525 000 € sur son budget d’économie sociale, abondés par 218 000 € venant de l’UEMOA.

Les 500 premières tonnes de fibres de coton labellisées « équitable et biologique » seront réservées, en priorité, pour les entreprises associées au projet. En 2009, les personnels techniques des lycées bretons disposeront de vêtements de travail en coton africain signés Armor-Lux.

Philippe GAILLARD.

Article lu sur www.http://www.ouest-france.fr

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September 16, 2008

Dans le vent, la fibre écolo n’est pas forcément équitable

FRINGUES | Après Switcher, Coop, C&A et bien d’autres, H&M étoffe considérablement son offre en coton biologique, et se lance dans les fibres recyclées. Un bon point pour l’environnement… mais un mauvais pour le commerce équitable! Explications.

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© PHOTOPRESS/SWITCHER |

ANNE-ISABELLE AEBLI | 15.09.2008 | 00:12

«Organic Cotton», «Recycled». Depuis le mois d’août, les étiquettes ornant les rayons des magasins H&M affichent fièrement leur respect pour l’environnement. De quoi ravir les Suisses, premiers consommateurs de coton bio de la planète.

La nouveauté interroge toutefois les puristes: faut-il voir dans ce virage du géant suédois un vrai changement ou un simple effet de marketing? «Le concept commercial de H&M est d’offrir la mode et la qualité au meilleur prix, explique Verena Cottier, porte-parole suisse du groupe. La qualité signifie également que les produits doivent être fabriqués de manière à respecter l’environnement et les règles sociales.»

Avant d’augmenter considérablement son utilisation du coton bio (2000 tonnes contre 30 en 2006) et d’introduire les fibres recyclées, le grand distributeur de fringues mode avait déjà intégré des fibres vertes à ses textiles, et produit quelques vêtements écologiques.

Mode et écolo

«C’est bien, ça fait avancer la cause!» se réjouissent différents acteurs du développement durable, à commencer par Barbara Steudler, de l’association NiceFuture. Pour l’organisatrice des premiers Ethical Fashion Days, qui se tiendront en octobre à Genève, l’offensive de H&M a au moins le mérite de montrer que les fringues écolos peuvent être tendance. «Il existe plein de créateurs qui font de la mode éthique. Mais ils n’ont pas les moyens marketing de H&M pour se faire connaître», constate-t-elle.

«Deux milles tonnes, c’est pas mal! C’est ce que nous utilisons», note Robin Cornelius, patron de Switcher. Mais, à côté du géant suédois, l’entreprise suisse, pionnière dans l’utilisation de ce matériau écolo, «est une petite puce, qui ne produit que 6 millions de pièces». Tout en appréciant ce nouveau soutien à la cause environnementale, le fondateur du logo à la baleine ne peut s’empêcher de remarquer: «Le coton bio, c’est bien; si en plus il était Fair Trade (équitable), ce serait encore mieux!»

Un marché en plein boom

Cet engouement pour la fibre verte «risque de se faire au détriment de la production équitable, notamment dans les pays d’Afrique de l’Ouest», explique Tobias Meier, responsable du secteur commerce équitable de l’association Helvetas.

A côté de H&M, qui encourage ses producteurs à passer à la culture écologique, et qui leur garantit l’achat de leur récolte durant la période de transition, d’autres géants du textile se lancent dans ce créneau. Les pays émergents, dont le niveau de vie augmente, commencent eux aussi à lorgner du côté des matières de qualité. Malgré cette demande en augmentation, les prix sont plutôt à la baisse. «L’offre augmente aussi», note Tobias Meier. Et comme les grands acheteurs ne sont pas tous prêts à payer leur coton bio plus cher que l’ordinaire, ce sont les cultivateurs qui en font les frais. A commencer par ceux portant le label Max Havelaar, à qui des prix minimums et des primes sont garantis.

Codes de fabrication et de transport

Pour ce qui est de la transformation des fibres – filage, tissage, couture – les textiles bio suivent en général la même filière que les tissus standards. Comme Coop, Switcher et d’autres entreprises actives dans la vente de vêtements bio, H&M s’est doté de chartes et de codes éthiques imposant à ses fournisseurs le respect de règles sociales destinées à assurer les droits des travailleurs. Ces exigences valent pour toutes les fibres, pas uniquement pour le coton bio, qui ne représente que 0,3% de la production mondiale.

Dans la même optique, les grands distributeurs se sont fixé des règles pour les transports. Ceux-ci se font par bateau entre les continents, et selon des critères précis pour les transports routiers. A.-I. A.

Article vu sur le site 24 heures

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September 1, 2008

Nike écolo ??

Dans les catégories : luxe éthique, mode bio, social — Tags: , , , , — admin @ 10:37 am

Chaussure bio

Article du : 01/04/2008

Réalisé par : N.L.
Chaussure bio

Grâce au lobbying du joueur de basket Steve Nash,  Nike a lancé une basket écolo entièrement à base de matériaux recyclés.

L’industrie des chaussures de sports a longtemps été prise comme symbole de la mondialisation et de ses dérapages, à la fois sociaux et environnementaux. Nike fut tristement connu à la fin des années 90 pour faire travailler des enfants dans ses usines asiatiques.

Mais aujourd’hui, c’est fini, nous jure-t-on chez l’équipementier américain ! Désormais, Nike produira toutes ses chaussures de sport de manière écologique d’ici 2011 et ce dans le cadre de son programme “Nike Considered”.

Parmi les premiers modèles commercialisés : Nike Considered Humara, une chaussure tout-terrain lancée en 2005 avec des matériaux recyclés et des éco-matériaux, Nike Air Jordan XX3, une chaussure de basket lancée en 2007 avec une quantité réduite de colles toxiques et du caoutchouc recyclé dans la semelle, ou encore Nike Trash Talk, la dernière chaussure de basket fabriquée intégralement à base de déchets, pour l’essentiel issus de ses propres usines (pièces de cuir et autres matériaux cousues ensemble comme un  “patchwork”, rebus de mousse et de caoutchouc récupérés sur le sol des usines, etc.). Le tout livré dans une boite en carton 100% recyclé ! Lire la suite …

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Le luxe de demain sera éthique ou ne sera plus

Dans les catégories : environnement, luxe éthique, social — Tags: , , , , — admin @ 9:55 am

Marketing Magazine N°80 - 01/09/2003 - Eric Seulliet

Parce que le luxe ne peut rimer avec pollution ou dégradation des valeurs de l’homme sans se porter lui-même préjudice, il peut se positionner comme tête de proue du développement durable.
Si le luxe se vit à chaque stade de notre évolution, il est aussi la concrétisation des désirs inconscients de l’homme. Une constante le caractérise, la rareté. Or, aujourd’hui, c’est bien la planète elle-même et ses éléments fondamentaux qui prennent le chemin de devenir luxe suprême. Une déviance que beaucoup souhaiteraient ne pas voir mais que seul le développement durable peut éviter. Puisqu’il relie la matière à l’homme, et que c’est aussi précisément la problématique du luxe et de l’art qui sont frères. Il est à cet égard frappant de constater le parallélisme entre valeurs du luxe et celles du développement durable.

Le luxe, à la croisée des chemins, doit donc impérativement anticiper les grandes tendances des dix prochaines années.“Sans développement durable, il n’y aura plus de luxe, plus d’art, car il n’y aura plus d’homme ni de planète vivable”. Véritable passage obligé, le développement durable joue donc le rôle d’un signal d’alarme, d’un réveil de la conscience et restitue l’homme dans ses aspirations les plus nobles. Les industries du luxe doivent prendre conscience que les deux notions de luxe et de développement durable, aujourd’hui rarement juxtaposées, ne sauraient être dissociées dans les stratégies futures. Lire la suite …

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August 12, 2008

E. Leclerc se met au bio avec une ligne éthique signée XULY.Bët

Dans les catégories : coton bio, mode bio, social — Tags: , , , — admin @ 6:50 pm

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