Le blog de la mode éthique

February 19, 2010

Le coton issu de l’agriculture biologique

Dans les catégories : coton bio, environnement — Tags: , , — admin @ 12:40 pm

Les consommateurs ignorent souvent que la culture conventionnelle du coton est l’une des plus polluantes du monde : 40 millions de tonnes de coton sont produites chaque année et représentent environ 3% des surfaces mondiales cultivées. Cette culture à elle seule utilise 18 à 25 % des pesticides agricoles utilisés dans le monde. Les méthodes intensives peuvent provoquer des catastrophes écologiques comme par exemple l’assèchement de la mer d’Aral. Les populations travaillant ou vivant autour de ces exploitations hyper traitées sont victimes de nombreuses maladies régulièrement mortelles, ainsi que de nombreuses malformations…

Le coton OGM (organisme génétiquement modifié) se répand à tout va depuis quelques années : 3e culture OGM après le soja et le maïs, plus de 20% du coton cultivé dans le monde est déjà issu de semences transgéniques. Actuellement, 8 pays en autorisent la culture : Les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, le Mexique, l’Argentine, l’Afrique du Sud, l’Indonésie, l’Australie, et peut-être bientôt le Burkina Faso ou dautres pays d’Afrique très convoités par les Américains.

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April 15, 2009

Un guide du vêtement responsable pour s’habiller éthique et bio

Par Stéphane / lundi 13 avril 2009

Guide du vêtement responsable 2009 par l'ONG EquiterreL’éthique et le bio sont de plus en plus présents dans notre consommation, mais il n’est pas toujours facile de s’y retrouver entre les vraies offres responsables et écologiques et celles qui ne sont que des effets d’annonces surfant sur la “vague développement durable”. C’est pourquoi Equiterre, une ONG québécoise engagée dans des projets de commerce équitable et écologiques, vient de publier l’édition 2009 de son “Guide du vêtement responsable”. Elle y présente les alternatives possibles à la consommation de masse et aux méthodes de fabrication et de transformation très polluantes en matière de prêt-à-porter. Ce guide permet d’y voir plus clair sur les enjeux de la mode éthique et d’avoir les informations nécessaires pour faire les bons choix.

Kamakala-Adela mauve commerce équitable et coton biologique

Le livret donne tout d’abord un certain nombre de définitions pour mieux comprendre le monde de la mode éthique et détaille chaque label ou certification lié aux filières de production de matières premières biologiques et équitables destinées à la fabrication de textiles. Notamment on trouve dans cette partie une présentation des différentes fibres naturelles pouvant être utilisées en remplacement des fibres synthétiques issues de ressources non renouvelables.

Enamore - Jupe Lela coton bioUn chapitre fait ensuite un résumé de la situation actuelle dans l’industrie du textile, avec le constat bien souvent de conditions de travail dramatiques pour les ouvriers des pays du Sud. La partie suivante présente au contraire des initiatives alternatives et positives pour le développement de filières prenant en compte les principes du commerce équitable et respectant des normes environnementales. Le guide propose d’ailleurs un tableau bien pratique résumant les enjeux environnementaux pour chaque étape de la fabrication d’un vêtement, ce qui donne un bon aperçu du cycle de vie complet d’un vêtement en coton conventionnel comparé à un cycle de vie alternatif pour un vêtement en coton bio et équitable.

N’hésitez pas à consulter ce petit guide bien utile pour en apprendre davantage sur les problématiques liées à l’industrie du textile et les fondements de la mode éthique. Il est aussi de bons conseils pour bien choisir ses vêtements, afin d’éviter que notre consommation n’ait des impacts négatifs sociaux et environnementaux. Un élément à toujours bien vérifier est déjà de veiller à la présence d’un label ou d’une certification reconnue attestant que la production des matières premières a bien été réalisée selon les principes de l’agriculture biologique et ceux du commerce solidaire, ainsi que la non-utilisation de produits polluants lors des phases de transformation.

L’été étant bientôt là, les nouvelles collections de vêtements bio et équitables arrivent pour le plaisir des petits comme des grands.

Eco boudoir, Enamore, Ikken, Jaël à des ailes, La vie devant soie, Machja, Nahui Ollin, Numanu label of love, Patam, TrueStuff, Zaza Factory

Télécharger le “Guide du vêtement responsable“.

Article paru sur “blog.inakis.fr”

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September 25, 2008

Du coton bio africain pour habiller les Bretons

Archives Ouest-France/Vincent Mouchel

http://www.ouest-france.fr/of-photos/2008/09/19/SIBR_2437234_1_apx_470__w_ouestfrance_.jpg

Récolte de coton dans le sud du Mali. Cette année, 1 250 tonnes de coton y sont cultivées selon les règles de l’agriculture biologique. Une reconversion aidée pendant trois ans par la Région Bretagne. : Archives Ouest-France/Vincent Mouchel
La Bretagne va aider 5 000 paysans africains à produire du coton sans engrais chimiques ni pesticides. Les industriels du textile s’engagent à le payer à son juste prix.

Dans deux mois, les premières fleurs d’un coton pas ordinaire seront récoltées dans le sud du Mali et dans l’est du Burkina-Faso. Cultivé selon les normes de l’agriculture biologique, il sera égrené sur place. Puis filé à Fès, au Maroc, et chez TDV à Laval, en respectant les cahiers des charges du commerce équitable.

Les premières bobines de ce fil approvisionneront, à partir du printemps 2009, les ateliers de quatre entreprises bretonnes, spécialisées dans le vêtement : Armor Lux (Quimper), Ekyog (Rennes), Dolmen (Guingamp) et Fileuse d’Arvor (Quimper). Toutes éprouvent des difficultés à s’approvisionner en coton biologique et équitable et sont prêtes à payer le surcoût lié à ce double label.

Aider 5 000 producteurs à se reconvertir

D’où l’idée de mettre en place et de sécuriser une filière originale entre producteurs africains (à 50 % des femmes) et industriels bretons. À la manoeuvre depuis bientôt deux ans, Alain Yvergniaux, président de la commission économique du conseil régional. « L’idée a surgi lors d’une rencontre avec Kofi Yamgnane, le plus Breton des Africains, et Soumaïla Cissé, président de la commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (1), en 2006 », raconte-t-il.

De fil en aiguille, et de rencontres en visites, le projet prend corps et le montage financier se met en place. Au centre de leurs préoccupations, l’avenir de milliers de petits producteurs de coton, étranglés par l’effondrement des cours du coton conventionnel et la hausse du prix des engrais et des pesticides. Seule solution pour qu’ils puissent continuer à vivre de leur travail : le passage à un mode de culture biologique. Encore faut-il trouver l’organisme chargé de les former et d’assurer la certification du coton. Ce sera Helvétas, une ONG suisse.

Jean-Yves Le Drian a été convaincu d’impliquer la Bretagne dans cette démarche exemplaire et unique en son genre : « Un des rôles de la Région est de prouver qu’on doit pouvoir marier éthique et économie par la recherche d’intérêts réciproques. »

La Région va financer, pendant trois ans, la reconversion à la culture bio de près de 5 000 producteurs maliens et burkinabés, répartis dans une trentaine de villages. Elle va y investir 525 000 € sur son budget d’économie sociale, abondés par 218 000 € venant de l’UEMOA.

Les 500 premières tonnes de fibres de coton labellisées « équitable et biologique » seront réservées, en priorité, pour les entreprises associées au projet. En 2009, les personnels techniques des lycées bretons disposeront de vêtements de travail en coton africain signés Armor-Lux.

Philippe GAILLARD.

Article lu sur www.http://www.ouest-france.fr

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