Le blog de la mode éthique

January 25, 2010

Où en est la mode responsable ?

Dans les catégories : Eco-communication, coton bio, mode bio — Tags: , , , — admin @ 9:10 pm

Pour les consommateurs, la mode dite responsable est un “objet marketing mal identifié” ! Pour les marques, ce concept n’est encore qu’aux balbutiements (1,5 % des ventes) mais est appelé à se développer.
“Il y a une montée très importante des préoccupations sociales et environnementales, et en même temps la mode responsable, les consommateurs ne voient pas très bien encore ce que c’est” a expliqué Evelyne Chaballier, qui travaille à l’Institut français de la mode.

Le coton bioPour certains consommateurs, la mode est “synonyme de plaisir, de choix, de désirs pour de nouveaux produits (…)” soulignent les auteurs de l’étude.

Dans la mode responsable, on entend à la fois les produits biologiques (coton bio), le commerce équitable, où on rémunère correctement le producteur, le commerce éthique, où on garantit le respect des conditions de travail, ou encore les entreprises qui font plus que respecter les règles de l’Organisation internationale du travail.
On y retrouve aussi les “produits partage”, dont une partie du prix est reversé à une association, ou encore les modes de production respectueux de l’environnement.

Mais qu’est-ce qui freine l’acheteur ?

Si 21 % des personnes interrogées disent avoir déjà acheté des vêtements bio ou éthiques, un quart des sondés affiche son scepticisme vis-à-vis de ce type de produits, invoquant des prix trop élevés, des articles trop basiques ou un manque de confiance vis-à-vis du discours des marques, soupçonnées de “greenwashing” (laver trop vert).
Il faut certes que le produit responsable “ne fasse pas trois fois le tour de la Terre entre la fibre et le produit fini”, mais la réflexion “doit aller de la production jusqu’à la destruction” du vêtement, en passant par son lavage et son séchage, a indique Evelyne Chaballier.

Chanvre5 à 8 % des ventes en 2015

Le développement de la mode responsable va nécessiter de la recherche au niveau des matières, mais il faut aussi “que les créateurs s’emparent de la chose”.
Le développement de la mode responsable devrait atteindre 3 % des ventes en 2012 et 5 à 8 % en 2015.

Cette étude a été conduite par l’Institut français de la mode pour le Comité de développement et de promotion de l’habillement entre octobre 2008 et décembre 2009.

Article lu sur http://www.ushuaia.com

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January 12, 2010

La mode “éthique” combat les clichés pour se faire une place dans les rayons

Fini l’époque où style “équitable” rimait avec ponchos péruviens et autres tenues folkloriques. 2010 sera l’année de la mode “verte”, qu’on se le dise. Du jean à la robe de mariée en passant par la lingerie, les chaussures ou le jogging, tous les rayons de l’habillement y passent.

doudoune patagonia recyclée sur nus dans les chanvreschemise coton bio

La mode éthique est loin des clichés “babas cool” des années 1970. On la trouve aussi bien en couture qu’en prêt-à-porter, sportswear, streetwear, ainsi que dans l’univers du bébé”, confirme Isabelle Quéhé, fondatrice de l’Ethical Fashion Show, dont la prochaine édition se tiendra lors de la semaine de la mode à Milan, en février.

blouson chanvre kanabeachsarouel kanabeach chanvre

Si on a longtemps reproché aux vêtements bio leur manque de goût, les créateurs rivalisent désormais d’innovation pour proposer des collections à même de séduire tous les consommateurs. “Chic et éthique ne sont pas incompatibles, au contraire”, insiste Franck Zins, PDG de la maison Zins, qui s’est associée à une jeune créatrice de prêt-à-porter d’origine malienne. Ensemble, ils ont créé BaFaro pour Zins, une ligne qui décline vestes sahariennes, pantalons, pulls, T-shirts et bermudas faits de coton biologique et de fibre de lait. ” L’idée, c’est qu’on peut être élégant tout en restant cohérent avec ses valeurs de consommateur responsable”, précise Franck Zins. Il a même décidé d’apporter une petite touche originale à ses modèles, en doublant les poches d’un tissu anti-ondes. Preuve qu’on peut être respectueux des hommes et de l’environnement, et dans l’air du temps.

Autres signes d’évolution : les filières de fabrication se multiplient en France et à l’étranger et les catalogues s’enrichissent. “De plus en plus de marques proposent des collections construites et complètes”, constate Evelyne Chaballier, directrice des études économiques et prospectives à l’Institut fran
çais de la mode (IFM). Y compris dans le sport, à l’image de la jeune griffe française Sébola, qui a développé une gamme de vêtements alliant éthique, esthétique et technique, confectionnés à base de bois ou de polyester recyclé.

pret à porter bio

MANQUE DE PUBLICITÉ

Pourtant, la mode éthique peine à émerger. Selon une récente étude de l’IFM, 35 % des consommateurs ignorent l’existence d’une offre d’habillement bio et/ou équitable. Contrairement à d’autres secteurs, comme l’alimentation ou l’automobile, la mode responsable pêche par son manque de publicité et sa distribution. Résultat : une offre peu visible et encore limitée. Quant aux clichés, ils sont encore bien accrochés aux étiquettes.

“Bien souvent, quand on démarche, on doit faire face aux a priori et à l’amalgame entre éthique et ethnique ou hippie, déplore Leticia Amorin, cofondatrice de Pampa & Pop, une ligne féminine, colorée et pétillante venue d’Argentine, qui fait la part belle au cuir en proposant vestes cintrées et sacs à main tendance. On ne veut pas être catégorisé : on est d’abord mode et ensuite on est éthique.”

Signe encourageant : les Français sont chaque année plus nombreux à acheter des vêtements bio ou éthiques, note l’IFM. Une tendance qui s’accompagne d’une prise de conscience croissante : “Les gens commencent à se poser des questions sur la provenance des produits. Et quand l’impact carbone sera visible sur chaque vêtement (l’affichage carbone obligatoire sur les produits de grande consommation est prévu pour 2011), ça les poussera forcément à modifier leurs critères d’achat”, conclut Evelyne Chaballier.

logo nus dans les chanvres

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April 15, 2009

Un guide du vêtement responsable pour s’habiller éthique et bio

Par Stéphane / lundi 13 avril 2009

Guide du vêtement responsable 2009 par l'ONG EquiterreL’éthique et le bio sont de plus en plus présents dans notre consommation, mais il n’est pas toujours facile de s’y retrouver entre les vraies offres responsables et écologiques et celles qui ne sont que des effets d’annonces surfant sur la “vague développement durable”. C’est pourquoi Equiterre, une ONG québécoise engagée dans des projets de commerce équitable et écologiques, vient de publier l’édition 2009 de son “Guide du vêtement responsable”. Elle y présente les alternatives possibles à la consommation de masse et aux méthodes de fabrication et de transformation très polluantes en matière de prêt-à-porter. Ce guide permet d’y voir plus clair sur les enjeux de la mode éthique et d’avoir les informations nécessaires pour faire les bons choix.

Kamakala-Adela mauve commerce équitable et coton biologique

Le livret donne tout d’abord un certain nombre de définitions pour mieux comprendre le monde de la mode éthique et détaille chaque label ou certification lié aux filières de production de matières premières biologiques et équitables destinées à la fabrication de textiles. Notamment on trouve dans cette partie une présentation des différentes fibres naturelles pouvant être utilisées en remplacement des fibres synthétiques issues de ressources non renouvelables.

Enamore - Jupe Lela coton bioUn chapitre fait ensuite un résumé de la situation actuelle dans l’industrie du textile, avec le constat bien souvent de conditions de travail dramatiques pour les ouvriers des pays du Sud. La partie suivante présente au contraire des initiatives alternatives et positives pour le développement de filières prenant en compte les principes du commerce équitable et respectant des normes environnementales. Le guide propose d’ailleurs un tableau bien pratique résumant les enjeux environnementaux pour chaque étape de la fabrication d’un vêtement, ce qui donne un bon aperçu du cycle de vie complet d’un vêtement en coton conventionnel comparé à un cycle de vie alternatif pour un vêtement en coton bio et équitable.

N’hésitez pas à consulter ce petit guide bien utile pour en apprendre davantage sur les problématiques liées à l’industrie du textile et les fondements de la mode éthique. Il est aussi de bons conseils pour bien choisir ses vêtements, afin d’éviter que notre consommation n’ait des impacts négatifs sociaux et environnementaux. Un élément à toujours bien vérifier est déjà de veiller à la présence d’un label ou d’une certification reconnue attestant que la production des matières premières a bien été réalisée selon les principes de l’agriculture biologique et ceux du commerce solidaire, ainsi que la non-utilisation de produits polluants lors des phases de transformation.

L’été étant bientôt là, les nouvelles collections de vêtements bio et équitables arrivent pour le plaisir des petits comme des grands.

Eco boudoir, Enamore, Ikken, Jaël à des ailes, La vie devant soie, Machja, Nahui Ollin, Numanu label of love, Patam, TrueStuff, Zaza Factory

Télécharger le “Guide du vêtement responsable“.

Article paru sur “blog.inakis.fr”

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September 19, 2008

Zaza Factory, des sacs chics et éthiques

En Vente sur la boutique de luxe éthique ‘Nus Dans Les Chanvres

So chic, so éthique.

Jeu de matières, imagination des formes, goût du détail…
C’est en artiste qu’Isabelle Grandval donne naissance à sa ligne d’accessoires dont le chic n’appartient qu’à elle.
Mais sa démarche va bien au-delà de la création. ZaZa Factory est avant tout une histoire humaine.
Tout a commencé au cours d’un voyage en Asie du Sud-Est, avec cette étiquette argentée qui s’est tissée au fil des rencontres, avec de la persévérance et infiniment de solidarité.
ZaZa Factory avait trouvé son identité, le réseau humain était créé.
Entre Inde et Chine, c’est la condition difficile des femmes dont Isabelle Grandval a pris conscience.
Et c’est avec elles qu’elle a crée ses ateliers, source vive du commerce équitable qu’elle pratique.

Equitable, parce que c’est un échange.

Grâce à ces ateliers, ces femmes deviennent de véritables partenaires de création, en recevant un travail, de la dignité et une rémunération juste.
En retour elles offrent leur exceptionnel savoir-faire artisanal. Avec Isabelle Grandval, ce sont les matériaux qui initient l’énergie créative.
Elle parcourt le pays pour les rechercher, puis elle marie les matières, les couleurs, les formes pour créer des sacs, des sautoirs, des étoles au style chic, éthique et très actuel. Ces objets sont plus que de simples accessoires. Ils ont une âme… celle de la créatrice, celle d’une région aux conditions de vie très difficiles mais les liens humains se tissent si fort, celle d’une histoire passionnante dont on fait partie… dès qu’on les porte.

Un diplôme de 3ème cycle de marketing en poche, Isabelle Grandval trace sa route.
Tout du long, son parcours est jalonné de deux grandes constantes : la communication au sein de fondations, chez l’annonceur ou en agence et l’humain.
Son sens du contact, elle le met au service de réseaux associatifs, humanitaires, de la prévention ou bien encore du domaine purement médical. Il n’y a pas de hasard…
Sa créativité, elle l’exprime parallèlement à travers la peinture. Sa dernière exposition en tant qu’artiste peintre avait pour nom « Portraits de femmes ». Ajoutez à ce cocktail un goût prononcé pour le vintage, les voyages, la solidarité et vous obtiendrez les ateliers de femmes qu’Isabelle a créés en Asie du Sud-Est.
Ils sont l’aboutissement d’un rêve, d’une passion et d’une énergie collective.
La Quatrième Ligne d’accessoires de mode signée ZaZa Factory sort de ces ateliers solidaires.
Après avoir été « testée et approuvée » par une marque de mode prestigieuse, de grandes enseignes et lors de ventes privées parisiennes, elle fait l’objet de nombreuses autres convoitises dans l’univers de la mode.
Mais la démarche de ZaZa Factory n’a pas qu’une seule partie du monde pour horizon.
Elle se dessine déjà au Bénin, on parle même de Madagascar…

Recyclage et Commerce équitable

Pour l’élaboration de ses produits, Isabelle Grandval se rend régulièrement au Myanmar.
Sur place, elle achète à des familles des stocks de tissus émanant le plus souvent de créateurs des pays voisins, car il y a très peu de fabrication locale.
La présence du tweed parmi ces stocks de tissus, très surprenante pour la région, s’explique sans doute par l’ancienne colonisation anglaise environnante.
A partir des matériaux choisis et trouvés, Isabelle Grandval crée des modèles, ils sont réalisés dans des ateliers de femmes qu’ elles a formés.
En échange d’une rémunération juste, puisqu’elle est décidée par les femmes des ateliers ; celles ci offrent leur savoir-faire artisanal qui contribue à donner un caractère unique à toutes les créations.
Les matériaux non utilisés sont offerts aux femmes birmanes pour leur propre utilisation.
Enfin, pour parfaire leur exécution et respecter la démarche éthique, Isabelle Grandval achète à Emmaüs ou à l’Armée du Salut des stocks de boutons vintage.
Ils sont la touche finale qui signe l’originalité de ses sacs éthiques.
Ces échanges vont d’ailleurs donner lieu prochainement à des partenariats.

Les sacs

Rétro Bohème, détail vintage, customisation à l’unité, impressions fleuries… avec les sacs de ZaZa Factory, la personnalisation est de rigueur.
Faciles à vivre, élégants à porter, ils se déclinent dans toutes les tailles et toutes les utilisations. Leur raffinement de la finition se poursuit jusqu’à l’intérieur des sacs. La doublure est toujours en harmonie avec un détail de l’extérieur.
Taillés dans le soyeux tissu des saris, dans du lin raffiné, dans la toile enduite colorée ou dans des tissus chamarrés dont zaza factory a le secret. Ces sacs bio vont vite devenir un accessoire… indispensable de l’été.

Les tongs

Cet été la collection de tongs éthiques se diversifie. Confort, élégance et originalité sont les points communs de ces cinq modèles.
A découvrir : le séduisant velours bicolore, la gamme shiny déclinée en deux modèles flashy et élégantes, le modèle en plastique recyclé, simplissime.
Sans oublier le modèle en velours noir et bouton vintage qui continue sa route.
Chaque modèle est une pièce unique.

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September 16, 2008

Dans le vent, la fibre écolo n’est pas forcément équitable

FRINGUES | Après Switcher, Coop, C&A et bien d’autres, H&M étoffe considérablement son offre en coton biologique, et se lance dans les fibres recyclées. Un bon point pour l’environnement… mais un mauvais pour le commerce équitable! Explications.

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© PHOTOPRESS/SWITCHER |

ANNE-ISABELLE AEBLI | 15.09.2008 | 00:12

«Organic Cotton», «Recycled». Depuis le mois d’août, les étiquettes ornant les rayons des magasins H&M affichent fièrement leur respect pour l’environnement. De quoi ravir les Suisses, premiers consommateurs de coton bio de la planète.

La nouveauté interroge toutefois les puristes: faut-il voir dans ce virage du géant suédois un vrai changement ou un simple effet de marketing? «Le concept commercial de H&M est d’offrir la mode et la qualité au meilleur prix, explique Verena Cottier, porte-parole suisse du groupe. La qualité signifie également que les produits doivent être fabriqués de manière à respecter l’environnement et les règles sociales.»

Avant d’augmenter considérablement son utilisation du coton bio (2000 tonnes contre 30 en 2006) et d’introduire les fibres recyclées, le grand distributeur de fringues mode avait déjà intégré des fibres vertes à ses textiles, et produit quelques vêtements écologiques.

Mode et écolo

«C’est bien, ça fait avancer la cause!» se réjouissent différents acteurs du développement durable, à commencer par Barbara Steudler, de l’association NiceFuture. Pour l’organisatrice des premiers Ethical Fashion Days, qui se tiendront en octobre à Genève, l’offensive de H&M a au moins le mérite de montrer que les fringues écolos peuvent être tendance. «Il existe plein de créateurs qui font de la mode éthique. Mais ils n’ont pas les moyens marketing de H&M pour se faire connaître», constate-t-elle.

«Deux milles tonnes, c’est pas mal! C’est ce que nous utilisons», note Robin Cornelius, patron de Switcher. Mais, à côté du géant suédois, l’entreprise suisse, pionnière dans l’utilisation de ce matériau écolo, «est une petite puce, qui ne produit que 6 millions de pièces». Tout en appréciant ce nouveau soutien à la cause environnementale, le fondateur du logo à la baleine ne peut s’empêcher de remarquer: «Le coton bio, c’est bien; si en plus il était Fair Trade (équitable), ce serait encore mieux!»

Un marché en plein boom

Cet engouement pour la fibre verte «risque de se faire au détriment de la production équitable, notamment dans les pays d’Afrique de l’Ouest», explique Tobias Meier, responsable du secteur commerce équitable de l’association Helvetas.

A côté de H&M, qui encourage ses producteurs à passer à la culture écologique, et qui leur garantit l’achat de leur récolte durant la période de transition, d’autres géants du textile se lancent dans ce créneau. Les pays émergents, dont le niveau de vie augmente, commencent eux aussi à lorgner du côté des matières de qualité. Malgré cette demande en augmentation, les prix sont plutôt à la baisse. «L’offre augmente aussi», note Tobias Meier. Et comme les grands acheteurs ne sont pas tous prêts à payer leur coton bio plus cher que l’ordinaire, ce sont les cultivateurs qui en font les frais. A commencer par ceux portant le label Max Havelaar, à qui des prix minimums et des primes sont garantis.

Codes de fabrication et de transport

Pour ce qui est de la transformation des fibres – filage, tissage, couture – les textiles bio suivent en général la même filière que les tissus standards. Comme Coop, Switcher et d’autres entreprises actives dans la vente de vêtements bio, H&M s’est doté de chartes et de codes éthiques imposant à ses fournisseurs le respect de règles sociales destinées à assurer les droits des travailleurs. Ces exigences valent pour toutes les fibres, pas uniquement pour le coton bio, qui ne représente que 0,3% de la production mondiale.

Dans la même optique, les grands distributeurs se sont fixé des règles pour les transports. Ceux-ci se font par bateau entre les continents, et selon des critères précis pour les transports routiers. A.-I. A.

Article vu sur le site 24 heures

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August 9, 2008

Ethique, équitable, solidaire… quelles différences ?

Dans les catégories : mode bio, social — Tags: , , — admin @ 8:46 am

Les commerces équitable, éthique et solidaire se ressemblent et parfois s’assemblent

Le commerce éthique se penche sur les conditions de travail des producteurs. Il vise à prendre en compte les conditions humaines et environnementales (non-pollution, origine biologique des produits) de la production, basées sur les normes internationales reconnues, comme celles de l’Organisation Internationale du travail pour ce qui est des droits des salariés. Il ne concerne donc pas directement la production mais le mode opératoire et la valeur morale des entreprises, par exemple les droits des salariés, les codes de conduite, le travail des enfants, la juste rémunération etc.
Le commerce solidaire vise à aider un groupe de population particulier, défavorisé ou en difficulté. Parfois, on parle de commerce de soutien.
Le commerce équitable, mouvement créé au Pays-Bas au début des années 1960, connaît actuellement un phénomène d’accélération de ses ventes sur l’ensemble du marché européen et nord-américain. Il rencontre un franc succès auprès des consommateurs. Il fixe entre tous ses acteurs économiques “ un partenariat commercial basé sur le dialogue, la transparence et le respect qui vise à plus d’équité dans le commerce international ” (définition établie par le regroupement des Fédérations internationales du commerce équitable, FINE, 2001). Il garantit un prix minimum au producteur, lui permettant de vivre dignement de son travail et de satisfaire ses besoins ainsi que ceux de sa famille (alimentation, habitat, scolarisation). Celui-ci, en retour, garantit une bonne qualité de produit à tous les niveaux (agriculture organique, biologique, coton non blanchi au chlore, produits de tannage végétaux, teintures naturelles…). Lire la suite …

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