Le blog de la mode éthique

February 26, 2010

S’habiller éthique, c’est confus mais chic

Peut-on être une marque de baskets éthique et produire en Chine? Oui, affirment les responsables de Faguo à Capucine Cousin sur le site de L’Entreprise.

ndlc.jpgPeut-on acheter du coton certifié bio et se retrouver avec du coton contaminé aux OGM? Oui, selon le Financial Times, qui a récemment épinglé H&M.

La mode “éthique “(comprenez, au-delà de l’emploi de textiles bio, qu’il s’agit d’une mode “responsable”, aux impacts environnementaux et sociaux maîtrisés), qui se développe (pour preuve, ci-contre, un communiqué de presse parmi d’autres pour la.tribbu, “marque de vêtements pour les petits et tout-petits, fabriqués à base de coton biologique dans le respect du commerce éthique et équitable” que j’ai reçu tout récemment), n’est pas un concept limpide pour les consommateurs, c’est le moins que l’on puisse dire…

mademoiselle_bambu.jpgPour mieux répondre aux questions que peut se poser le consommateur, je me suis rendu dans la “boutique de créateurs éthiques ” Mademoiselle Bambû, à Paris (XVIIIe), pour une petite discussion avec sa responsable, Christelle Bonnivard.

Qu’est-ce qu’on peut trouver ici qu’on ne trouve pas dans une boutique classique?
Ici, vetement bio (coton bio, laine bio). J’aurai aussi bientôt des articles en fibres de bambou, 100% naturelles. Tout ce que je propose est produit de manière responsable, en France, au Burkina Faso ou en Inde. Afin de ne pas menacer ces petites structures de production, une partie est payée à la commande: ainsi, elles ne prennent pas de risques financiers excessifs, ce qui facilite a priori de bonnes conditions de travail et des salaires décents.

Comment avoir la garantie qu’un vêtement est “éthique”?

celine_faizant.jpgPour le bio, on peut se repérer grâce à certains labels, comme Ecocert ou Skal (NDLR: il en existe d’autres, à découvrir notamment sur le site MesCoursesPourLaPlanète). En ce qui concerne la fabrication, le transport, la limitation de l’impact environnemental, c’est un peu plus compliqué, il faut s’en remettre aux engagements des marques, comme Ekyog (l’une des plus connues), Article 23, Ideo, Kolam, Céline Faizant, Zaza Factory, Ethic&Chic… On s’aperçoit que beaucoup d’articles de ces marques sont fabriqués dans le même atelier en Inde, qui a bonne réputation, c’est rassurant.

Pourquoi ne pas annoncer plus clairement en vitrine qu’il s’agit de vêtements “éthiques”?
Parce que, malheureusement, c’est un terme qui peut encore faire peur à certaines clientes: elles pourraient croire que c’est une boutique réservée aux écolos… Je préfère le dire plus discrètement, sur les étiquettes. Les clientes entrent, choisissent comme dans n’importe quel magasin. Et lorsque je leur dis que tout ce que je fais est bio, elles sont agréablement surprises!

Photos: Eric Lecluyse/LEXPRESS.fr

Article lu ici

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February 25, 2010

Changeons d’étiquette !

Coupez vos étiquettes pour demander aux grandes marques du textile de passer au coton équitable.


Max Havelaar France lance une grande campagne de mobilisation en faveur de la filière coton équitable. Dans une dizaine de villes de France, des étudiants collectent actuellement les étiquettes des vêtements des passants afin de constituer de grandes fresques destinées à convaincre les marques de prêt-à-porter d’intégrer du coton équitable dans leurs collections.

La nécessité d’un coton équitable

Les produits à base de coton équitable répondent à une problématique cruciale. Les producteurs de coton des pays en développement ont du mal à faire face au marché. Ils sont bien souvent contraints de vendre leur récolte à perte, alors qu’ils dépendent de cette culture pour subsister.

La filière coton équitable leur apporte une solution concrète en leur donnant collectivement les moyens de prendre en main leur propre avenir.

Convaincre les marques

Les premiers produits en coton équitable ont vu le jour en 2005. Depuis, la demande du public pour une mode plus responsable n’a fait que croître. Cependant, trop peu de grandes marques l’ont compris, et l’offre tarde à s’étoffer.

Il est donc urgent de prouver aux plus grandes marques de prêt-à-porter qu’intégrer des articles à base de coton équitable dans leurs collections est aujourd’hui incontournable, car c’est répondre à la demande des consommateurs.

Comment ? Un geste symbolique fort : coupons les étiquettes de nos vêtements ! Une fois collectées, elles seront assemblées sur de grandes fresques. Une autre œuvre collective sera créée sur le web.

Quand ? Les collectes d’étiquettes ont débuté sur les campus. Le 27 février, des stands de collecte seront installés sur les places centrales des grandes villes de France.

… Et dès maintenant sur le site de la campagne

A partir du 27 février, mobilisons-nous !

Le coup d’envoi national de cette grande campagne de mobilisation se déroulera le 27 février prochain dans 10 grandes villes de France.

A Paris, la Place du Palais Royal sera habillée aux couleurs de la campagne « Changeons d’étiquette ! ». A cette occasion, l’association Max Havelaar France vous donne rendez-vous de 10h30 à 18h00 pour y découvrir le premier champ de coton équitable urbain et participer à la campagne en coupant votre étiquette et en la collant avec d’autres, de manière à créer une œuvre participative.

Des animations seront également organisées en province :

- A Lyon, Place Charles Bérodier
- A Toulouse, Place d’Arménie (sur l’Allée Jean Jaurès)
- A Bordeaux, Place de la Victoire (sur l’esplanade de l’obélisque)
- A Grenoble, Place Grenette
- A Lille, Place des Buisses
- A Marseille, Allée de Meilhan (en haut de la Cannebière, en face de la mairie du 1er arrondissement)
- A Montpellier, Place Paul Bec
- A Rennes, Place de la Mairie
- A Strasbourg, Place Kléber (devant l’immeuble de la maison rouge)

Dans toutes ces villes, à partir de 10h30 vous pourrez participer à la campagne en coupant votre étiquette et en la collant avec d’autres afin de créer une œuvre participative.

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February 19, 2010

Le coton issu de l’agriculture biologique

Dans les catégories : coton bio, environnement — Tags: , , — admin @ 12:40 pm

Les consommateurs ignorent souvent que la culture conventionnelle du coton est l’une des plus polluantes du monde : 40 millions de tonnes de coton sont produites chaque année et représentent environ 3% des surfaces mondiales cultivées. Cette culture à elle seule utilise 18 à 25 % des pesticides agricoles utilisés dans le monde. Les méthodes intensives peuvent provoquer des catastrophes écologiques comme par exemple l’assèchement de la mer d’Aral. Les populations travaillant ou vivant autour de ces exploitations hyper traitées sont victimes de nombreuses maladies régulièrement mortelles, ainsi que de nombreuses malformations…

Le coton OGM (organisme génétiquement modifié) se répand à tout va depuis quelques années : 3e culture OGM après le soja et le maïs, plus de 20% du coton cultivé dans le monde est déjà issu de semences transgéniques. Actuellement, 8 pays en autorisent la culture : Les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, le Mexique, l’Argentine, l’Afrique du Sud, l’Indonésie, l’Australie, et peut-être bientôt le Burkina Faso ou dautres pays d’Afrique très convoités par les Américains.

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January 27, 2010

H&M utilise du coton OGM certifié bio

Dans les catégories : Eco-communication, mode bio — Tags: , , , — admin @ 9:07 pm
Par Mathilde Laurelli, publié le 26/01/2010 à 18:00 - mis à jour le 26/01/2010 à 18:56

Des militants Greenpeace préparent leurs pancartes pour manifester en Grèce contre le coton OGM en 2004.

REUTERS

Des militants Greenpeace préparent leurs pancartes pour manifester en Grèce contre le coton OGM en 2004.

Minute Mode - Le géant suédois du prêt-à-porter aurait étiqueté des vêtements du sigle “coton organique” alors que les fibres utilisées étaient contaminées.

Le Financial Times allemand dénonce les pratiques frauduleuses de H&M: les résultats des tests indépendants commandés par le journal montrent que certains t-shirts, en coton certifié bio par la marque, étaient contaminés par du coton génétiquement modifié en provenance d’Inde. “30% des échantillons examinés contenaient du coton OGM” affirme Lothar Kruse, le directeur du laboratoire Impetus chargé d’effectuer l’analyse des tissus. Pour Sanjay Dave, chef de l’autorité agricole indienne, la fraude se seraient produite sur une “échelle gigantesque”. Les organismes de certification biologique, qui sont passés outre la supercherie, se sont vu infliger une amende par les autorités. Et les associations de consommateurs blâment la marque qui aurait dû être plus vigilante dans la surveillance des chaînes d’approvisionnement à l’étranger.

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January 26, 2010

L’industrie textile intègre des principes durables

coton bio sur nusdansleschanvres

Cherchant à contrer la morosité ambiante dans l’industrie textile, de plus en plus d’acteurs du secteur intègrent les concepts durables dans leurs stratégies commerciales. Mais si une place de choix est faite à l’environnement, le social demeure encore le grand absent.

« Les secteurs économiques durables deviennent l’un des principaux moteurs de la croissance. Voilà déjà longtemps que durabilité et rentabilité ne s’opposent plus ». La brochure distribuée aux visiteurs lors de la dernière édition du salon Heimtextil à Francfort, le salon international du textile d’ameublement et des espaces tertiaires, donne le ton. Tapis, matelas, oreillers, rideaux…A voir les différents exposants, les concepts de durabilité et d’efficacité énergétique semblent effectivement figurer parmi les mots d’ordre du salon. Olaf Schmidt, directeur des salons textiles à Messe Frankfurt Exhibition, dans un discours tenu à l’ouverture du salon, parle même de « cibler les thèmes verts » pour sortir de la crise actuelle. En Allemagne, le secteur a vu depuis quatre ans le nombre d’entreprises baisser de 15% et celui des salariés de 17%, selon les chiffres publiés par les responsables de Heimtextil.

“Öko-Luxus”

L’agence parisienne Carlin international, qui entend anticiper les nouveaux comportements des consommateurs dans la mode, était invitée cette année pour définir les tendances à venir. Sont ainsi apparus des concepts tels que « Futuristic », « Lesstravagance, ou encore « Hypernature », où l’accent est mis sur les fibres naturelles, parfois innovantes comme le soja ou le bambou, le traitement « simple » de matériaux de qualité tout en respectant authenticité, raffinement et écologie – ce qu’outre-Rhin on dénomme l’« Öko-Luxus ». Or, ce focus sur la thématique durable dans un salon aussi conventionnel que celui-ci montre une généralisation, un « mainstreaming » de concepts jusque-là réservés au secteur textile écologique et équitable – en l’occurrence Innatex et Biofach. Les responsables de Heimtextil expliquent que ces thèmes sont nés dans la foulée du rapport du World Wide Fund en 2005 et de l’Ethical Fashionweek à Paris.
La hausse des ventes de coton biologique témoigne de cette percée. La prise de conscience éthique de plus en plus prononcée chez les consommateurs occidentaux provoque une demande croissante pour des fibres naturelles, et en tout premier lieu pour le coton biologique. « La crise économique et financière a considérablement poussé la demande des consommateurs vers plus de fair play », relève l’universitaire allemand Peter Wippermann, auteur d’une étude pour le compte du groupe textile Otto sur les nouveaux comportements des consommateurs.
De fait, selon le rapport « Organic Cotton Market Report » publié par l’organisation américaine Organic Exchange, une organisation qui promeut l’utilisation du coton biologique, le chiffre d’affaires global des vêtements et linge de maison en coton bio  augmenté de 63% en un an pour atteindre 3,2 milliards de dollars en 2008. Faisant fi de prévisions moroses, les acteurs du coton biologique entendent développer leur éventail de produits de 33 % en 2010, soit un chiffre d’affaires qui devrait atteindre 5,3 milliards de dollars cette année.

Quand durabilité rime avec qualité

Si les principes durables se retrouvent déclinés dans les nouvelles tendances, ils cimentent encore et toujours des préoccupations de qualité. A fortiori dans un secteur régulièrement critiqué pour les fortes concentrations de produits chimiques nocifs pour la santé. Le label Öko Tex Standard 100 développé conjointement en 1992 par l’institut autrichien pour l’écologie, la technique et l’innovation (ÖTI) et l’institut de recherche allemand de Hohenstein est le plus connu mondialement. Le bureau de certification situé à Francfort compte 10 000 entreprises dans 88 pays ayant passé le processus de certification. Ce sont en tout plus de 90 000 certificats qui sont apposés sur des millions d’articles vestimentaires, mais aussi sur des textiles d’ameublement.

La liste des produits chimiques analysés et leurs potentiels nocifs se lit comme un catalogue des horreurs. Allergènes, cancérigènes, perturbateurs endocriniens…Il ne faut guère plus pour se convaincre de la nécessité d’un tel label. Toute la chaîne de production passe sous le contrôle des experts du label Öko Tex, qui délivre, une fois les analyses terminées, le label pour un an seulement. Les produits labellisés doivent faire l’objet de nouveaux examens si l’entreprise intéressée veut continuer à apposer la précieuse étiquette. Selon Helene Melnitzky, une des responsables du label, l’intérêt pour le standard Öko Tex ne cesse de grandir dans le monde, notamment chez les grandes chaînes de distribution, pour atteindre un marché estimé à 300 millions de consommateurs.  L’institut propose également un label qui allie critères environnementaux et sociaux, le standard Öko Tex 1000. Mais celui-ci n’est pas encore très répandu.

Article sur Novethic

Claire Stam à Francfort (Allemagne)
Mis en ligne le : 26/01/2010
© 2009 Novethic - Tous droits réservés

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September 16, 2009

Gabin & Louis en vente sur Nus dans les chanvres

Gabin et Louis sur Nus dans les chanvres

Nus Dans Les Chanvres vous présente sa nouvelle collection.

Gabin & Louis, un esprit tendance, une ligne artistique chic et raffinée qui tend vers le prêt à porter. Il s’agit du premier concept de sous-vêtements masculins en coton bio, suivant les principes du développement durable.

A travers Gabin et Louis, nous voulons offrir une marque durable, éthique, qui utilise du coton bio labellisé et un packaging à base de matières végétales.

- Nous devons penser au producteur de coton qui ne s’intoxique pas grâce aux cultures sans pesticides ni insecticides du coton bio.

- Nous devons penser au renouvellement du sol, à la non pollution des nappes phréatiques.

- Nous devons penser à prendre soin de nous, par des matières anallergiques, douces pour la peau.

Le vêtement, reflet culturel d’une société, va au-delà des apparences.

Une marque à découvrir absolument !

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September 1, 2009

Lin et chanvre, deux ancêtres qui ont de l’avenir…

Dans les catégories : Eco-communication, chanvre, coton bio, environnement, lin, mode bio — Tags: , , , , — admin @ 4:38 pm

Le lin, le chanvre… Des textiles utilisés depuis des millénaires pour les toiles des peintres, les voiles des bateaux, les cordes, les vêtements, les draps… Aujourd’hui, ces textiles se sont améliorés, se réinventent, s’utilisent dans de nouvelles applications. Ils semblent avoir des atouts environnementaux intéressants. Petit tour de présentation… qui n’a pas l’ambition d’être exhaustif, tellement ces fibres sont polyvalentes !

Fibres naturelles, artificielles, synthétiques

fibre de lin sur nus dans les chanvres

Toutes les fibres ne se ressemblent pas. Il faut distinguer :

Les fibres naturelles : elles sont d’origine végétale (coton, lin, chanvre, ortie…) ou animale (laine, soie). Leur transformation est essentiellement mécanique (ce qui n’exclut pas les traitements chimiques par après).

Les fibres artificielles : produites à partir de ressources naturelles (cellulose) mais par des procédés de transformation chimiques. Ainsi par exemple, la viscose, le lyocell, le modal sont produits à base de cellulose de bois. D’autres plantes nous fournissent des fibres de ce type : le bambou, le maïs.

Les fibres synthétiques sont des produits de la pétrochimie : polyester, nylon, acrylique, élasthanne…

L’impact environnemental des fibres synthétiques est considérable : elles sont produites à base de pétrole, ressource non renouvelable et non locale. Leur procédé de production est énergivore et nécessite solvants et autres produits chimiques. Si le recyclage du polyester se développe, les autres textiles synthétiques sont encore condamnés à la poubelle.
Quant aux fibres artificielles, la ressource de base est certes renouvelable, mais pas forcément locale (bambou…) et sa transformation nécessite beaucoup d’eau ainsi que des solvants.
Et les fibres naturelles ? En non bio, elles ne sont pas vraiment impeccables. Nous avons déjà parlé de l’impact environnemental du coton dans le dossier « La mode bio et équitable » Qu’en est-il du lin et du chanvre ?

LE LIN
Un tissu écologique ?

Le lin n’est pas d’office “bio”, mais il pèse nettement moins lourd sur l’environnement que d’autres fibres de culture conventionnelle. Il est encore cultivé et transformé localement : la région des Flandres et d’autres régions européennes restent de grands producteurs de lin, reconnu comme étant de qualité supérieure.
Son atout : il a besoin de 5 fois moins d’engrais et de pesticides que le coton (non bio) et n’a pas besoin d’irrigation. Des filières de lin bio existent déjà, mais sont encore peu développées.

culture du lin sur nus dans les chanvres
Sa transformation en fibres est un procédé mécanique, qui ne demande ni eau ni solvants.
Tous les sous-produits sont utilisés : pulpe (dont on fait du papier : les billets de dollar, par exemple, contiennent des fibres de lin), graines (alimentation), huile (alimentation, cosmétiques, traitement du bois, peintures, encre à imprimer)…
Ceci dit, le lin peut recevoir des traitements de finition, par exemple pour éviter le froissement et pour faciliter le repassage. Ces traitements sont à base de produits chimiques.

Malgré cela, le lin reste un bon choix. Un écobilan réalisé en 2008 a comparé l’impact environnemental de deux chemises, l’une en lin et l’autre en coton. Le lin génère nettement moins de pollution de l’eau et consomme beaucoup moins d’eau à la production. Par contre, son utilisation (lavage, repassage) produit un peu plus d’émissions de CO2. Les chercheurs sont partis du principe « porter la chemise un seul jour ». Porter sa chemise plus longtemps et surtout, peu ou ne pas repasser permet de réduire considérablement
l’impact. Pour lire l’écobilan : http://ecoloinfo.com

A votre santé

Nous connaissons l’effet bénéfique sur notre santé des graines de lin et de l’huile qu’elles fournissent. Mais même les fibres du textile semblent avoir un « effet santé » plutôt surprenant : des études auraient montré que l’on s’endort plus vite et que l’on dort plus profondément dans des draps en lin.

lin bio sur nus dans les chanvres
En tant que vêtement, le lin est un bon régulateur de la température corporelle : en hiver, il vous tiendra plus chaud qu’un vêtement en polyester, en été, il est rafraîchissant et respirant. Il est anti-allergique, anti-bactérien et donc un bon choix pour les peaux sensibles. En plus, il aiderait même notre organisme à se défendre contre le stress oxydant et favoriserait une bonne récupération après l’effort (1).

Au champ, au jardin et dans la maison

Au jardin et dans les champs, le lin peut couvrir le sol, que ce soit comme mulch sous la forme de paillettes ou comme textile technique biodégradable. Il peut donc avantageusement remplacer les bâches en plastique.
Isoler sa maison avec du lin est également possible. Le lin se présente en vrac, sous forme de rouleaux, de plaques semi-rigides renforcées au polyester ou de feutres. Il est agréable à manipuler et il épouse bien les surfaces à isoler. Il a la capacité d’adsorber puis de restituer l’humidité en fonction de l’hygrométrie ambiante (hygroscopique) et est perméable à la vapeur d’eau. Il se classe parmi les meilleures isolants thermiques. Le lin est aussi un bon isolant acoustique.
Les isolants en lin font partie des isolants sains, contrairement aux laines minérales telles que la laine de verre, dont les fibres extrêmement petites pénètrent très loin dans les bronches et peuvent causer le cancer. Les isolants en lin sont recyclables (même s’ils ne sont pas encore recyclés) et compostables, sauf les versions texturées au polyester.
C’est donc un bon compromis technique, économique et écologique même si le coût est encore élevé.
Avec la paillette de lin, les producteurs fabriquent également des pellets qui peuvent chauffer la maison comme les pellets de bois… A suivre !

LE CHANVRE

Nous parlons bien de Cannabis sativa, réputé pour ses propriétés psychotropes. Mais les variétés utilisées pour les applications qui nous intéressent ici sont sélectionnées pour contenir des quantités tout à fait négligeables de substances qui nous feraient décoller…

tige de chanvre avec nus dans les chanvres

Ecologie… et un peu d’histoire

Ce Cannabis sativa donc, que nous appellerons tout simplement chanvre, provient des régions équatoriales. C’est une plante qui pousse très rapidement : en quelques mois, elle peut atteindre jusqu’à 6 mètres de hauteur, couvrir entièrement le champs et étouffer les mauvaises herbes. Elle est robuste, peut se passer de pesticides et se contente de fertilisant.

La culture du chanvre était assez commune en Europe et ailleurs jusqu’au début du 20e siècle. La plante a disparu de nos champs pour plusieurs raisons. Si sa culture est assez facile, sa transformation est plus laborieuse. Le coton, transformé à la machine et meilleur marché, était un fameux concurrent, de même que les fibres synthétiques. Diverses lois contre les drogues ont donné le coup de grâce au chanvre.
Aujourd’hui, en Europe, c’est surtout la France qui s’est relancée avec ferveur dans la culture du chanvre : elle est premier producteur européen et le deuxième producteur mondial. La culture bio est expérimentée en Bretagne.

Vêtements

Le chanvre a la solide réputation d’être… inusable. Les premiers jeans étaient d’ailleurs fabriqués avec du chanvre. Au niveau du confort, il présente les mêmes avantages que le lin : anti-bactérien, isolant en hiver, frais en été. Grâce à son tissé bien serré, il protège efficacement contre le soleil. Le chanvre est également très absorbant et donc un bon choix pour les langes en tissu. Le textile en chanvre reste cependant encore relativement cher : sa transformation est une opération longue et peu rentable.

Construction

Les fibres de chanvre se prêtent à la fabrication de bons isolants phoniques et thermiques. Tout comme les isolants en lin, ils n’agressent pas vos bronches, sont hygroscopiques et perméables à la vapeur d’eau. La maison et ses habitants respirent…
L’isolant en chanvre existe en rouleaux (laine de chanvre) ou en panneaux semi-rigides (renforcés par des fibres de polyester) pour isoler le toit, les murs et les planchers.
En vrac (granulés), il peut être déversé ou soufflé entre chevrons en toiture ou entre solives d’un plancher dans des combles. Les deux options offrent de très bonnes valeurs d’isolation.
A partir de béton de chanvre (mélange de chanvre et de liants naturels) on fabrique dalles, blocs et briques. Ces bétons légers sont isolants, augmentent l’inertie thermique dans les bâtiments et offrent une bonne résistance mécanique.

isolant chanvres sur nus dans les chanvres

En résumé, le lin et le chanvre sont des isolants intéressants : très bonne valeur isolante, perméables à la vapeur d’eau, faible énergie grise, matières premières renouvelables qui sont de bons fixateurs de C02 pendant leur croissance, recyclables en fin de vie et inoffensifs pour la santé.
Utilisés en vrac, leur prix est intéressant. Les panneaux semi-rigides sont par contre encore assez chers à l’achat.

Article rédigé par Els De Geest, dans « L’art d’éco…consommer! » la newsletter du Réseau Eco-consommation (n°50, juillet 2009)

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August 13, 2009

Quoi de neuf sur NDLC ?

Dans les catégories : La boutique ndlc, lingerie bio, mode bio, presse ndlc — Tags: , , , — admin @ 3:41 pm

L’été tire à sa fin pour laisser place à l’automne, enfin… n’ayez pas peur, vous pourrez encore profiter du soleil quelques semaines ! je disais ça pour nous, la boutique en ligne Nus Dans Les Chanvres !

Alors quoi de neuf pour NDCL ? qu’est-ce qui vous attend pour cette rentrée ?

Les soldes de juillet sont belles et bien terminées, pourtant il y a toujours des promos, vous ne saviez pas ? regardez :

Lien promo de nus dans les chanvres

Un lien ‘Trouvez nos codes promos‘ a été rajouté cet été, il vous renvoie sur un site partenaire et vous permet de trouver les promotions du moment comme des remises, des codes flash incroyables de courte durée ou simplement des exonérations de frais de port ! et il y en a toujours un en cours de validité ! par exemple saviez-vous qu’actuellement avec le code ‘mareducNDLC’ vous bénéficiez de 30% de réduction sur toute la boutique ? oui toute la boutique, chemises bio, lingerie bio sexie, tout les produits en coton bio ..etc et oui, même après les soldes c’est encore la fête sur NDLC !!! alors profitez-en, 30% de remise hors période de soldes ça risque de ne pas durer !

En ce qui concerne cet Automne Nus Dans Les Chanvres va vous proposer plus de marques éthiques et plus de lingerie bio, nous avons l’avantage de distribuer parmis les marques les plus glamours et sexies et apparemment ça vous plaît, nous en avons  donc trouvé d’autres, pour vous les femmes mais aussi pour les  hommes ! mais shut ! je ne vais pas tout vous dévoiler, Septembre n’est pas loin ..

Enfin, Nus Dans Les Chanvres va faire peau neuve avec un nouveau web-site courant de l’automne !!

Cette nouvelle boutique sera encore plus esthétique et ergonomique, elle vous permettra de naviguer plus facilement, d’avoir une meilleure visibilité sur le produit, de créer des listes d’envie, d’adresser des messages cadeau, de commenter les produits que vous avez aimé ou détesté, vos impression .. et beaucoup d’autres surprises encore !

A de suite sur notre boutique !

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April 13, 2009

Acheter un jean bio, à quoi ça sert ?

Dans les catégories : coton bio, mode bio — Tags: , , , , — admin @ 10:07 am

A l’heure actuelle, tout le monde possède au moins un jean dans sa garde-robe, du bébé au sexagénaire, de l’ouvrier au big boss, en passant de la Finlande à l’Australie.

Jean coton bio Machja

Son origine californienne est déjà bien lointaine puisqu’elle date de 1853!

Au départ, il fut conçu en salopette, comme vêtement de travail, par le “famous” Levi Strauss. Très vite, se trouvant à cour de toile de bâches, il se procura du tissu de coton en France, produit à Nîmes. Ce qui deviendra le jean denim (de Nîmes)! C’est autour des années 70, avec le mouvement hippie, que le jean se propage à toute une génération qui ne le quittera plus.

Aujourd’hui, qu’il change de coupe ou de tonalité, c’est devenu un incontournable de la mode. Son prix est très fluctuant suivant sa provenance. Il peut passer de quelques euros dans la grande distribution à plusieurs centaines d’euros s’il est signé d’un styliste branché. Bien sûr, la baisse du pouvoir d’achat étant d’actualité, la tentation est grande d’acheter au prix le plus bas. Seulement en les achetant trop bon marché, il faut avoir conscience que ce sont des vêtements qui sont fabriqués dans des conditions malheureusement lamentables.

Si l’on se tourne vers la Chine, qui est le 1er producteur de jeans au monde, on constate que les droits de l’homme au travail sont rarement respectés. A Zhongshan, ville chinoise consacrée à l’industrie textile, les ateliers se sont multipliés trop rapidement face à la demande croissante du marché occidental. L’application de la législation n’est donc pas suffisamment contrôlée. Les semaines de labeur tournent autour de 70 heures, parfois sans journée de congé. Les ouvriers ne sont pas équipés pour se protéger des traitements corrosifs et irritants qu’on leur demande de faire subir aux bobines de fil et aux tissus. Ils manipulent de la soude caustique, des acides, mais aussi de l’eau de javel qu’ils ajoutent à des enzymes et des pierres ponces pour un résultat délavé… Tout cela à mains nues et sans porter de masque alors que les émanations sont pourtant très toxiques. En résumé, la confection d’un jean n’est pas toujours éthique, le traitement de la toile contamine l’environnement et est très gourmand en eau, et la matière première, le coton, est issu de la culture la plus polluante de la planète: le bilan écologique et éthique de la fabrication d’un jean de ce type est tout simplement catastrophique!

Les alternatives existent heureusement pour continuer à porter ce vêtement universel sans culpabiliser. De plus en plus, des marques engagées dans le respect de l’environnement et le commerce solidaire ont dans leur collection des blue-jeans bio. C’est le cas des marques NU, Ideo, Hempage, Machja ou Kolam, qui propose des pantalons entre 60 et 130 Euros.

Acheter responsable, cela veut peut-être dire payer quelques euros de plus, mais n’est ce pas le juste prix ?

Article paru sur obiwi.fr

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April 10, 2009

Tout savoir sur le coton biologique ou coton organique

Dans les catégories : coton bio, mode bio — Tags: , , , — admin @ 4:43 pm

Les vêtements en coton biologique ou organique suscitent désormais la fièvre acheteuse des consommateurs… Il n’y a pas de différences entre ces deux catégories de coton, ils obéissent à une réglementation bio. Voici quelques explications pour mieux vous y retrouver.

mode éthique

Depuis toujours, les  plantations de coton nécessitent des quantités énormes d’eau et aujourd’hui, les pesticides chimiques utilisés ont des conséquences désastreuses pour la nature à cause des déchets produits. Depuis quelques années, tous ces dégâts ont conduit à une réflexion sur un coton plus « équitable », plus juste pour la nature : un coton biologique ou organique. (En anglais, le terme organique signifie bio).

Le coton bio respecte l’environnement et il est  cultivé selon des techniques biologiques  fixées par les chartes et il est sans OGM. L’absence de pesticides chimiques et de colorants rend agréable le toucher de ce coton qui est totalement anallergique.

Les vêtements en coton bio ou organique sont élaborés avec des matières 100 % naturelles issus de l’agriculture biologique : coton, chanvre, bambou. Ces cotons sont très sains et ont une odeur très agréable.
Dans les cultures de coton bio, des quantités plus faibles d’engrais chimiques sont utilisées ainsi que des quantités d’eau et d’énergie moindres.
Le coton organique a été cultivé sur un sol où aucun insecticide ou herbicide n’a été utilisé depuis au moins trois ans.

Aujourd’hui, des  marques comme Zara ou H&M développent des lignes en coton bio : des t-shirts, des sacs… Une façon de respecter la nature ainsi que la santé de ceux qui le cultivent.

L’absence de pesticides chimiques dans les cultures de  coton est un avantage immense car les sols se renouvellent  plus rapidement et ils ne présentent aucun danger pour les  espèces environnantes.

Le prix des vêtements en coton bio ou organique est légèrement supérieur à ceux du marché, de l’ordre de 20 % environ dans un esprit de commerce équitable.

Notre conseil
Pour le lavage en machine, ne pas dépasser 40° et évitez le sèche-linge.

Amélie Ermenault avec agence - le 08/04/2009 - 18h14

Article paru sur : plurielle.fr

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