Le blog de la mode éthique

February 25, 2010

Changeons d’étiquette !

Coupez vos étiquettes pour demander aux grandes marques du textile de passer au coton équitable.


Max Havelaar France lance une grande campagne de mobilisation en faveur de la filière coton équitable. Dans une dizaine de villes de France, des étudiants collectent actuellement les étiquettes des vêtements des passants afin de constituer de grandes fresques destinées à convaincre les marques de prêt-à-porter d’intégrer du coton équitable dans leurs collections.

La nécessité d’un coton équitable

Les produits à base de coton équitable répondent à une problématique cruciale. Les producteurs de coton des pays en développement ont du mal à faire face au marché. Ils sont bien souvent contraints de vendre leur récolte à perte, alors qu’ils dépendent de cette culture pour subsister.

La filière coton équitable leur apporte une solution concrète en leur donnant collectivement les moyens de prendre en main leur propre avenir.

Convaincre les marques

Les premiers produits en coton équitable ont vu le jour en 2005. Depuis, la demande du public pour une mode plus responsable n’a fait que croître. Cependant, trop peu de grandes marques l’ont compris, et l’offre tarde à s’étoffer.

Il est donc urgent de prouver aux plus grandes marques de prêt-à-porter qu’intégrer des articles à base de coton équitable dans leurs collections est aujourd’hui incontournable, car c’est répondre à la demande des consommateurs.

Comment ? Un geste symbolique fort : coupons les étiquettes de nos vêtements ! Une fois collectées, elles seront assemblées sur de grandes fresques. Une autre œuvre collective sera créée sur le web.

Quand ? Les collectes d’étiquettes ont débuté sur les campus. Le 27 février, des stands de collecte seront installés sur les places centrales des grandes villes de France.

… Et dès maintenant sur le site de la campagne

A partir du 27 février, mobilisons-nous !

Le coup d’envoi national de cette grande campagne de mobilisation se déroulera le 27 février prochain dans 10 grandes villes de France.

A Paris, la Place du Palais Royal sera habillée aux couleurs de la campagne « Changeons d’étiquette ! ». A cette occasion, l’association Max Havelaar France vous donne rendez-vous de 10h30 à 18h00 pour y découvrir le premier champ de coton équitable urbain et participer à la campagne en coupant votre étiquette et en la collant avec d’autres, de manière à créer une œuvre participative.

Des animations seront également organisées en province :

- A Lyon, Place Charles Bérodier
- A Toulouse, Place d’Arménie (sur l’Allée Jean Jaurès)
- A Bordeaux, Place de la Victoire (sur l’esplanade de l’obélisque)
- A Grenoble, Place Grenette
- A Lille, Place des Buisses
- A Marseille, Allée de Meilhan (en haut de la Cannebière, en face de la mairie du 1er arrondissement)
- A Montpellier, Place Paul Bec
- A Rennes, Place de la Mairie
- A Strasbourg, Place Kléber (devant l’immeuble de la maison rouge)

Dans toutes ces villes, à partir de 10h30 vous pourrez participer à la campagne en coupant votre étiquette et en la collant avec d’autres afin de créer une œuvre participative.

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Max Havelaar mobilise les consommateurs en faveur du coton équitable

Dans les catégories : Eco-communication, coton bio, mode bio, évènement responsable — Tags: , , — admin @ 12:43 pm

Le commerce équitable gagne du terrain dans l’alimentaire. Mais, aux yeux du label FairTrade-Max Havelaar, la situation n’évolue pas assez vite dans l’univers du vetement bio. Il a donc décidé d’interpeller le secteur. Et le poids pris par les consommateurs ne lui ayant pas échappé, il compte sur le grand public pour faire passer son message.

Pour mobiliser les Français, Max Havelaar a lancé une campagne de collecte d’étiquettes de vêtements. Relayée par des étudiants, elle est organisée sur les campus mais aussi dans les rues commerçantes. Avec, en point d’orgue, ce samedi, des manifestations dans une dizaine de villes pour créer une oeuvre participative en collant sur un mur les étiquettes recueillies. A Paris, l’événement aura lieu place du Palais-Royal.

En parallèle, une collecte virtuelle s’effectue sur le site Changeonsdetiquette.com où les Français sont incités à signer une pétition demandant aux griffes de s’engager pour que « les producteurs du Sud puissent prendre leur avenir en main ». « Nous comptons sur ce marketing viral pour convaincre davantage de marques de prêt-à-porter qu’il y a une vraie demande de vêtements à base de coton équitable », explique Joaquin Muñoz, directeur de Max Havelaar France. Aujourd’hui, parmi celles qui s’y sont mises, on trouve Armor Lux, Kindy, Rica Lewis, So’Bio Ethic ou Tissaia (Leclerc). Mais la liste est nettement moins longue qu’en Grande-Bretagne.

coton bio sur nusdansleschanvres

Article lu sur : http://www.lesechos.fr

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February 8, 2010

Mode «éthique»: les marques s’engagent avec prudence

Dans les catégories : mode bio — Tags: , , , , — admin @ 5:14 pm

Florentin Collomp

Les consommateurs en veulent, les fabricants y vont sur la pointe des pieds. Encore confidentielle, la tendance devrait exploser dans les dix ans.

La consommation de mode peut-elle être «responsable»? Pour l’Institut français de la mode (IFM) qui vient de publier une étude sur ce sujet complexe, c’est presque un oxymore. A la différence de l’alimentation, du logement ou des transports, la mode est un achat souvent irraisonné, puisqu’on achète de nouveaux vêtements alors que nos placards en sont pleins. Derrière ce concept un peu vague de «responsable», on range pêle-mêle le commerce équitable, les matières écologiques (coton bio), la garantie de bonnes conditions de travail dans les usines… Les consommateurs sont partants. 42% des Français interrogés en octobre dernier connaissent la notion, 21% ont déjà acheté des produits sous cette étiquette. A l’inverse, 38% ne voient pas de quoi ils s’agit et 27% se montrent réfractaires à ce mouvement. Tout de même 70% des sondés pensent que cela peut justifier un supplément de prix! Un boulevard pour les marques.

lingerie bio sur Nusdansleschanvres

Et pourtant, les spécialistes de l’habillement sont prudents. Si les clients se déclarent prêts à payer plus, les marques, elles, ne veulent pas augmenter leurs coûts pour cet «objet marketing mal identifié», comme le désigne l’IFM. Il souffre notamment du manque de label clair, comme AB ou Max Havelaar pour l’alimentaire. Deux tiers des enseignes interrogées par l’IFM avouent communiquer peu sur la question. Si elles estiment à 83% que cela peut améliorer leur image, à 65% que cela peut augmenter leur chiffre d’affaires, elles sont 22% à considérer que cela peut rendre méfiante la clientèle. S’ils ne veulent pas passer à côté de cette mutation annoncée comme majeure pour les dix ans à venir, les professionnels veillent à ne pas être pris pour des Tartuffe. Pour l’IFM, la tendance qui a décollé en 2008-2009 devrait prendre de l’ampleur à l’horizon 2015 pour occuper 5 à 15% du chiffre d’affaires de l’habillement - contre 1 à 2% aujourd’hui.

Consommateurs de mode et spécialistes se rejoignent sur une idée: la mode ne doit pas être sacrifié à l’éthique. «Je ne veux pas d’un poncho brésilien ou d’une robe de bure», dit une cliente. «Une femme, ce qu’elle veut c’est être belle, responsable ou pas. Le côté éthique c’est la cerise sur le gâteau», affirme un responsable du secteur. 51% des sondés estiment qu’on trouve aujourd’hui des vêtements éthiques à la mode, mais un tiers des moins de 35 ans ne sont pas d’accord.

Article lu sur Le Figaro

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January 25, 2010

Où en est la mode responsable ?

Dans les catégories : Eco-communication, coton bio, mode bio — Tags: , , , — admin @ 9:10 pm

Pour les consommateurs, la mode dite responsable est un “objet marketing mal identifié” ! Pour les marques, ce concept n’est encore qu’aux balbutiements (1,5 % des ventes) mais est appelé à se développer.
“Il y a une montée très importante des préoccupations sociales et environnementales, et en même temps la mode responsable, les consommateurs ne voient pas très bien encore ce que c’est” a expliqué Evelyne Chaballier, qui travaille à l’Institut français de la mode.

Le coton bioPour certains consommateurs, la mode est “synonyme de plaisir, de choix, de désirs pour de nouveaux produits (…)” soulignent les auteurs de l’étude.

Dans la mode responsable, on entend à la fois les produits biologiques (coton bio), le commerce équitable, où on rémunère correctement le producteur, le commerce éthique, où on garantit le respect des conditions de travail, ou encore les entreprises qui font plus que respecter les règles de l’Organisation internationale du travail.
On y retrouve aussi les “produits partage”, dont une partie du prix est reversé à une association, ou encore les modes de production respectueux de l’environnement.

Mais qu’est-ce qui freine l’acheteur ?

Si 21 % des personnes interrogées disent avoir déjà acheté des vêtements bio ou éthiques, un quart des sondés affiche son scepticisme vis-à-vis de ce type de produits, invoquant des prix trop élevés, des articles trop basiques ou un manque de confiance vis-à-vis du discours des marques, soupçonnées de “greenwashing” (laver trop vert).
Il faut certes que le produit responsable “ne fasse pas trois fois le tour de la Terre entre la fibre et le produit fini”, mais la réflexion “doit aller de la production jusqu’à la destruction” du vêtement, en passant par son lavage et son séchage, a indique Evelyne Chaballier.

Chanvre5 à 8 % des ventes en 2015

Le développement de la mode responsable va nécessiter de la recherche au niveau des matières, mais il faut aussi “que les créateurs s’emparent de la chose”.
Le développement de la mode responsable devrait atteindre 3 % des ventes en 2012 et 5 à 8 % en 2015.

Cette étude a été conduite par l’Institut français de la mode pour le Comité de développement et de promotion de l’habillement entre octobre 2008 et décembre 2009.

Article lu sur http://www.ushuaia.com

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January 20, 2010

Comme il est dur au cuir d’être écologique

Dans les catégories : luxe éthique, mode bio — Tags: , , — admin @ 9:00 pm

D’origine animale et parfois issu du braconnage, le cuir peut-il être éthique ? Avec tous ses métaux lourds, le tannage peut-il être écologique ? Et avec tous ses “artisans” des pays du Sud, l’industrie du cuir est-elle équitable ?

La confection des cuirs et peaux est une activité ancienne et universelle. La modernisation des productions, depuis la Révolution industrielle, est à l’origine de véritables usines là où de petits ateliers répondaient à des commandes de faible ampleur.

Ne dérogeant pas aux règles de la biophysique, les tanneries deviennent rapidement sources de nuisances environnementales, notamment olfactives - ce sont d’ailleurs les odeurs pestilentielles, avant les questions liées aux rejets, qui font la réputation de ces industries. Petit à petit, le monde occidental délocalise les productions vers le Sud pour s’affranchir de coûteuses et lourdes dispositions de mises aux normes environnementales… et bénéficier du même coup d’une plus grande liberté d’entreprendre (entendez par là moins de contraintes sociales).

A l’heure où l’Occident prend péniblement conscience que tout est lié, se posent alors d’autres questions: quel impact de l’élevage sur la biosphère ? Quel avenir pour les espèces au bord de l’extinction ? La question du bien-être animal, trop souvent caricaturé, reste le parent pauvre de nos sociétés, ou rien d’autre ne prévaut que l’Homme et son confort. Pourtant, au milieu d’une industrie gigantesque prédominant le marché mondial, l’activité artisanale perdure encore, malgré tout.

Réduire les coûts, quoi qu’il en coûte

Il n’existe plus -ou peu- de tanneries près de chez vous. Savez-vous pourquoi ? Parce que cette industrie est extrêmement polluante. Pour autant, les magasins ne désemplissent pas de produits à base de cuirs et peaux (vêtements, mobilier, sellerie…). Alors d’où proviennent ces marchandises ? Du Tiers-Monde bien sûr !

La tannerie serait-elle devenue écologiquement vertueuse dans les pays du Sud ? Pensez donc…

Nos industriels philanthropes, toujours guidés par la maximisation des profits, ont délocalisé la production vers les pays pauvres afin d’éviter les mises aux normes exigées par les législations des pays industrialisés.

Résultat ? Une main-d’œuvre bon marché et docile - c’est tout l’avantage de faire travailler les enfants -, sans les coûteux travaux pour préserver l’environnement ! Ingénieux, non ? Certes, on développe le chômage au Nord, on pollue et on exploite au Sud. Peu importe, tant qu’y a de l’argent à se faire, beaucoup, et tout de suite…
Produire, quoi qu’il en coûte

Mais revenons à nos moutons, bœufs, lézards et compagnie. Pour faire du cuir, il faut des animaux… L’élevage, principale source d’approvisionnement, est responsable de déforestations massives aux quatre coins du monde (voir l’article sur le bois).

Sur des territoires peu boisés, comme l’Australie, on pourrait penser l’impact moindre. En réalité, l’érosion des sols due au piétinement des troupeaux aboutit à la désertification des terres. Ici comme ailleurs, pourquoi résoudre un problème alors qu’il suffit de le déplacer ? Est nommé responsable du désastre écologique le kangourou, qu’on peut alors massacrer sans remords. Et une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, l’industrie du cuir fait encore coup double: non seulement l’élevage est maintenu, mais en plus le kangourou fournit un très bon cuir ! Pensez-y quand vous achèterez des chaussures de foot aux 3 bandes.

L’autre source d’approvisionnement est la « chasse» : on estime à environ 30% le cuir exotique issu du braconnage. Les espèces menacées d’extinction sont immortalisées en sacs à main ou en chaussures. Quant au bien-être animal, on atteint des sommets puisque beaucoup d’espèces sont, pour conserver la souplesse du cuir, écorchées vives. Délicatesse et raffinement…
Après le cuir, le déluge

Dernier volet environnemental de l’encombrant dossier “cuirs et peaux”: l’usage des produits chimiques et leurs rejets. Pour transformer les peaux, une quantité importante de produits chimiques est mise en œuvre: chrome, formaldéhyde, acide sulfurique, cyanure, plomb, composés organiques volatils, etc. Liste non exhaustive de produits hautement toxiques qui, si leurs utilisations et rejets font l’objet de précautions et de surveillances en France (les activités de traitements des cuirs et peaux sont contrôlées par l’inspection des installations classées), il en est tout autrement dans les pays du Sud…

Le plus souvent, le personnel ne dispose d’aucun équipement de protection individuel pourtant indispensable tels que masques, lunettes et gants de protection. Bienvenue dans le monde des œdèmes pulmonaires, brûlures, saturnisme et autres petites incommodités du tanneur…
Côté rejets, le cas de la Tunisie semble symptomatique de la réalité de l’activité dans les pays du Sud: si les contrôles existent, les limites fixées ne sont que rarement respectées.

Une étude récente montre que dans les principales usines de tannage du pays, seules un quart d’entre elles séparent les déchets dangereux des déchets non dangereux et donc rejetés dans la nature. Et en cas d’accident, 9 fois sur 10 rien n’est prévu. Fort heureusement, la Méditerranée est là pour nous diluer tout ça !
Sauvegarder une production écologique, quoi qu’il en coûte

La tannerie “bio” existe mais le procédé est long et coûteux. Extrêmement confidentiel jusqu’à présent, il reste “artisanal”.

Un cuir certifié biologique doit répondre à des contraintes précises : la peau est traitée par un processus ancestral, qui fit ses preuves dans les civilisations égyptienne et chinoise. Le tannage végétal, d’une durée minimale de deux ans, utilise des matériaux astringents naturels différents selon le lieu comme la noix de galle ou des écorces. Un procédé respectueux de l’environnement, dont les résidus sont entièrement biodégradables. Des savoir-faire vertueux certes, mais tellement anecdotiques !

Le cuir n’échappe pas, loin s’en faut, aux travers de la consommation de masse : dans une société où l’on veut tout, tout de suite et à bon prix, on en oublierait presque que derrière une veste, des chaussures ou une ceinture, il y a des hommes, des conditions de vie, des écosystèmes. Dans le cas présent, ajoutons des animaux, des modes d’élevage, de chasse, la maltraitance, des espèces rares.

Alors le cuir nous est-il indispensable ? Assurément non, comme une grande partie de ce qui se retrouve presque à notre insu dans nos paniers. En limitant les achats de ces produits, nous contribuons à préserver la santé et l’environnement au Sud, nous freinons l’érosion de la biodiversité, nous arrêtons de cautionner l’esclavage moderne. En serions-nous incapables ?

dossier écrit par Anne-Laure Dubois pour eco-sapiens

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January 12, 2010

La mode “éthique” combat les clichés pour se faire une place dans les rayons

Fini l’époque où style “équitable” rimait avec ponchos péruviens et autres tenues folkloriques. 2010 sera l’année de la mode “verte”, qu’on se le dise. Du jean à la robe de mariée en passant par la lingerie, les chaussures ou le jogging, tous les rayons de l’habillement y passent.

doudoune patagonia recyclée sur nus dans les chanvreschemise coton bio

La mode éthique est loin des clichés “babas cool” des années 1970. On la trouve aussi bien en couture qu’en prêt-à-porter, sportswear, streetwear, ainsi que dans l’univers du bébé”, confirme Isabelle Quéhé, fondatrice de l’Ethical Fashion Show, dont la prochaine édition se tiendra lors de la semaine de la mode à Milan, en février.

blouson chanvre kanabeachsarouel kanabeach chanvre

Si on a longtemps reproché aux vêtements bio leur manque de goût, les créateurs rivalisent désormais d’innovation pour proposer des collections à même de séduire tous les consommateurs. “Chic et éthique ne sont pas incompatibles, au contraire”, insiste Franck Zins, PDG de la maison Zins, qui s’est associée à une jeune créatrice de prêt-à-porter d’origine malienne. Ensemble, ils ont créé BaFaro pour Zins, une ligne qui décline vestes sahariennes, pantalons, pulls, T-shirts et bermudas faits de coton biologique et de fibre de lait. ” L’idée, c’est qu’on peut être élégant tout en restant cohérent avec ses valeurs de consommateur responsable”, précise Franck Zins. Il a même décidé d’apporter une petite touche originale à ses modèles, en doublant les poches d’un tissu anti-ondes. Preuve qu’on peut être respectueux des hommes et de l’environnement, et dans l’air du temps.

Autres signes d’évolution : les filières de fabrication se multiplient en France et à l’étranger et les catalogues s’enrichissent. “De plus en plus de marques proposent des collections construites et complètes”, constate Evelyne Chaballier, directrice des études économiques et prospectives à l’Institut fran
çais de la mode (IFM). Y compris dans le sport, à l’image de la jeune griffe française Sébola, qui a développé une gamme de vêtements alliant éthique, esthétique et technique, confectionnés à base de bois ou de polyester recyclé.

pret à porter bio

MANQUE DE PUBLICITÉ

Pourtant, la mode éthique peine à émerger. Selon une récente étude de l’IFM, 35 % des consommateurs ignorent l’existence d’une offre d’habillement bio et/ou équitable. Contrairement à d’autres secteurs, comme l’alimentation ou l’automobile, la mode responsable pêche par son manque de publicité et sa distribution. Résultat : une offre peu visible et encore limitée. Quant aux clichés, ils sont encore bien accrochés aux étiquettes.

“Bien souvent, quand on démarche, on doit faire face aux a priori et à l’amalgame entre éthique et ethnique ou hippie, déplore Leticia Amorin, cofondatrice de Pampa & Pop, une ligne féminine, colorée et pétillante venue d’Argentine, qui fait la part belle au cuir en proposant vestes cintrées et sacs à main tendance. On ne veut pas être catégorisé : on est d’abord mode et ensuite on est éthique.”

Signe encourageant : les Français sont chaque année plus nombreux à acheter des vêtements bio ou éthiques, note l’IFM. Une tendance qui s’accompagne d’une prise de conscience croissante : “Les gens commencent à se poser des questions sur la provenance des produits. Et quand l’impact carbone sera visible sur chaque vêtement (l’affichage carbone obligatoire sur les produits de grande consommation est prévu pour 2011), ça les poussera forcément à modifier leurs critères d’achat”, conclut Evelyne Chaballier.

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December 4, 2009

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October 20, 2009

Mode éthique : les consommateurs encore méfiants

femme nue dans les chanvres

L’actu : moins d’un Français sur trois (28%) déclare avoir déjà acheté un vêtement fabriqué avec des matières biologiques ou issues du commerce équitable, selon une étude réalisée par l’Institut français de la mode (IFM).

Le contexte

L’étude “Mode et consommation responsable” a été réalisée fin 2008 par l’Institut français de la mode (IFM), auprès d’un échantillon de 1000 personnes et sur la base de 6 tables rondes de consommateurs. Ses résultats ont été présentés à l’occasion de la sixième édition du “Ethical fashion show” (Salon de la mode éthique), qui s’est déroulée à Paris du 1er au 4 octobre.

La mode éthique, c’est quoi ?

Une marque ou une enseigne est engagée dans une démarche de mode “éthique” ou “responsable” si :
- elle utilise des produits et matériaux biologiques et/ou issus du commerce équitable
- elle collabore avec des ateliers ou des coopératives d’autres pays, contribuant à l’amélioration des conditions de vie sur place
- elle reverse une partie de son chiffre d’affaires à des œuvres caritatives ou des ONG
- elle garantit le respect des conditions de travail
- elle a une démarche respectueuse de l’environnement (production de matières premières sans intrants chimiques, respect de la directive REACH, protection du bien-être animal…).

Qui achète des vêtements éthiques ?

28% des Français déclarent avoir déjà acheté un vêtement bio ou équitable, soit 7% de plus qu’en 2007. Parmi les consommateurs qui connaissent la mode éthique mais n’en sont pas clients (37% des sondés), l’étude distingue les “tentés”, prêts à “passer prochainement à l’acte d’achat”, et les “sceptiques” (20%), des consommateurs assez jeunes, qui “voient surtout dans la mode éthique du greenwashing et du marketing”. Enfin, encore 35% des consommateurs déclarent “ne pas connaître l’existence d’une offre d’habillement bio et/ou équitable”.

L’étude de l’IFM a identifié 5 catégories distinctes de consommateurs de mode éthique :

- Les sensibilisés : une clientèle assez jeune, qui connaît bien la mode éthique et est souvent prête à payer plus cher pour ce type de produits.

- Les baby-boomeuses : passionnées de mode, “elles aiment changer souvent de vêtements, mais ne sont pas prêtes à modifier en profondeur leur comportement d’acheteuses”, explique Evelyne Chaballier, directrice des études de l’IFM.

- Les mères de famille, qui achètent peu de vêtements éthiques à cause de prix souvent élevés, mais sont soucieuses de consommer de façon durable pour montrer l’exemple à leurs enfants.

- Les “trendsetters” parisiens : une clientèle jeune et urbaine, “très informée sur la mode éthique parce que c’est tendance, mais qui ne creuse pas plus loin”, selon Evelyne Chaballier.

- Les trentenaires : “très ouverts sur le monde extérieur, ils sont assez désabusés, aiment la mode mais sont tiraillés entre leur porte-monnaie et leurs convictions”, explique la directrice des études de l’IFM.

Sportswear éthique et grandes surfaces

Les vêtements “sportswear” (T-shirts, sweatshirts…) sont ceux qui ont le plus de succès auprès des clients de la mode éthique (68%), devant les sous-vêtements bio (45%), les vêtements d’enfants (32%) le textile de maison (24%), les accessoires (23%) et les jeans (15%).

Un succès qui s’explique en partie par le fait que les Français achètent ce type d’articles essentiellement en grande surface (36%) ou dans des chaînes d’habillement (30%).

Autre facteur déterminant : le prix assez élevé des vêtements éthiques. Seulement 21% des consommateurs estiment que les produits de mode responsable justifient “forcément” un surcoût. “L’adhésion des consommateurs reste mitigée”, reconnaît l’IFM qui souligne que ces derniers attendent en retour des produits de “qualité supérieure”.

A signaler cependant : les consommateurs déclarent faire plus confiance pour ce type de produits aux boutiques spécialisées “éthique” (49%) ou aux boutiques indépendantes de mode (29%) qu’aux chaînes (26%) ou aux grandes surfaces (18%).

Une mode éthique mais pas “fashion”

Seulement 16% des consommateurs sont “tout à fait d’accord” pour dire qu’il est possible de trouver aujourd’hui des vêtements éthiques à la mode, contre 33% qui pensent le contraire. Les plus jeunes consommateurs sont les premiers (environ 60%) à “ne pas trouver de vêtements éthiques à la mode”.

Une tendance qui s’explique par la volonté de la plupart des marques et enseignes de mode éthique de privilégier le processus de fabrication en aval « au détriment du produit », selon l’IFM.

Label, marque, traçabilité… Quelles garanties ?

Pour 38% des sondés, la création d’un label éthique universel est la meilleure solution pour garantir le caractère responsable d’un vêtement. 36% des consommateurs font plutôt confiance à la marque ou l’enseigne du magasin, et 23% préfèrent une information détaillée sur le pays de fabrication du vêtement.

Il est intéressant d’observer que la question de la “traçabilité” divise les générations. Peu concernés par l’étiquette des vêtements qu’ils achètent, les jeunes font confiance aux marques. La mention “made in” sur le vêtement est en revanche un critère d’achat pour une clientèle plus âgée.

“Il existe une vraie demande d’information sur la provenance des vêtements” constate Evelyne Chaballier. “Les consommateurs sont, par exemple, très méfiants avec les produits venant de Chine, moins avec ceux en provenance d’autres pays comme l’Inde, perçue comme un pays encore très artisanal”.

Quel avenir pour la mode éthique ?

“L’offre est peu visible et loin de répondre aux attentes” des consommateurs, peut-on lire dans l’étude de l’IFM. Une majorité de sondés est favorable à une meilleure visibilité des vêtements éthiques dans les magasins, 85% d’entre eux souhaitant même trouver plus souvent ce type d’articles dans les chaînes et grandes surfaces qu’ils ont l’habitude de fréquenter.

“Les différentes démarches environnementales des marques éthiques sont très difficiles à identifier pour les consommateurs” confirme Evelyne Chaballier. Leurs principales préoccupations en matière de fabrication des vêtements ne sont d’ailleurs pas écologiques puisqu’il s’agit du “bannissement du travail des enfants” et du “respect des conditions de travail des salariés”.

La mise en place dans les prochaines années d’un “bilan carbone” des vêtements et articles de mode, de leur conception à leur destruction, “contribuera sans nul doute à faire évoluer les critères d’approvisionnement des marques et les critères d’achat des consommateurs” assure l’IFM en conclusion de son étude.

Article lu sur Geo

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October 3, 2009

L’ultimatum climatique

Nus dans les chanvres - ultimatum climatique

C’est le groupe Tryo (qui existe depuis 1995 et qui chantait notamment “Ce que l’on sème”) qui a eu l’idée de lancer ce grand projet, avec l’association Greenpeace et une dizaine d’autres associations (on dit O.N.G.) : Greenpeace, WWF, FNH, Réseau Action Climat, OXFAM, Action contre la faim, Secours Catholique, Médecins du Monde, Amis de la Terre, FIDH et CARE.

Sur la même scène, tu pourras, si tu es à Paris, voir Zazie, Yannick Noah, Tryo, et Bernard Lavilliers. Ce concert a pour but de mobiliser chacun d’entre nous pour obtenir un million de signatures à l’appel « Ultimatum Climatique » lancé par ces organismes.
Tous ces artistes sont déjà engagés depuis longtemps dans des actions d’ordre écologique et de développement durable. C’est la raison pour laquelle Guizmo, de Tryo, est ravi d’avoir des chanteurs aussi différents sur la même scène :
« Pour nous, évoque Guizmo de Tryo, il s’agit d’un prolongement direct de notre action autour du climat. Il y a eu l’édition d’un disque sous label FSC, un bilan carbone de notre tournée et désormais, un rendez-vous que personne ne peut manquer, celui de Copenhague. Et je suis ravi que nous puissions rassembler des gens totalement différents comme Zazie, Yannick, et Bernard Lavilliers pour porter nos voix et celles des ONG à la veille de cette conférence. Il faut que nous fassions du bruit tous ensemble !»
Mais du bruit pourquoi faire ? Pour nous faire entendre, tous, et préparer le sommet de Copenhague qui se déroulera en décembre 2009, et qui fera suite au protocole de Kyoto… Chacun de ces grands rendez-vous mondiaux a pour but de lutter contre les changements climatiques qui mettent notre planète en danger.
Être présents et ensemble, c’est aussi montrer à ceux qui commandent nos pays combien nous trouvons important qu’une solution intelligente soit trouvée, pour que tous les animaux, la végétation, les enfants, les parents du monde aient le droit de vivre sur une belle planète.
Les places de concert sont déjà en vente : FNAC, Carrefour, Géant, magasins U, 0 892 68 36 22 (0,34 €/mn), www.pyrprod.fr

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August 28, 2009

Salon du prêt à porter Paris - Univers So-Ethic

Salon du prêt à porter Paris

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